BYD surfe sur une vague de lancements de nouveaux modèles. Cette fois, le constructeur chinois de voitures et de batteries présente des photos de la e7, une berline moyenne entièrement électrique qui allie rentabilité et praticité. Bien que les spécifications officielles restent limitées, il y a une forte indication de la place du véhicule dans la gamme croissante de BYD.
Au début du mois, le constructeur chinois a dévoilé le e7 par le biais d'images teasers, mettant en avant sa silhouette et ses proportions élégantes, sans pour autant dévoiler ses spécifications ou son prix.
Une conception rentable

Toutefois, grâce au ministère chinois de l'industrie et des technologies de l'information (MIIT), la première image complète et la plupart des données clés sont déjà publiques. La e7 mesure 4 780 mm de long, 1 900 mm de large et 1 515 mm de haut, avec un empattement de 2 820 mm. Ces chiffres la placent légèrement en dessous de la Seal tout électrique dans la hiérarchie de BYD.
Avec un poids compris entre 1 499 kg et 1 566 kg, la e7 est relativement légère, compte tenu du fait qu'il s'agit d'un véhicule entièrement électrique. Le design est peu coûteux, à en juger par les poignées de porte traditionnelles, qui remplacent les poignées encastrées et rétractables que l'on trouve sur des VE plus haut placés comme la Seal. Le véhicule est également équipé de jantes de 16 pouces, ce qui souligne encore l'importance de l'aspect économique.

La e7 est propulsée par un seul moteur électrique délivrant une puissance de pointe de 100 kW, suffisante pour atteindre une vitesse de pointe de 150 km/heure. Les options de batterie, révélées dans les documents officiels, comprennent un pack de 48 kWh avec une autonomie CLTC de 450 kilomètres et une version plus grande de 57,6 kWh offrant jusqu'à 520 km d'autonomie.
Les deux batteries utilisent la technologie brevetée de BYD, la Blade Battery au phosphate de fer lithium (LFP), connue pour sa stabilité, sa longue durée de vie et son rapport coût-efficacité.
Des périodes chargées
La e7 marque un rare retour de la marque BYD ‘e’, qui a été principalement réservée aux marchés d'exportation, mais pas à l'Europe. Cette désignation pourrait indiquer l'ambition d'une carrière plus internationale pour la berline électrique, où le nom ‘e’ pourrait devenir une ligne budgétaire.
L'e7 se positionnerait ainsi comme une alternative moins coûteuse à la Seal. Les similitudes visuelles entre les deux berlines sont évidentes. Malheureusement, les prix pratiqués sur le marché intérieur chinois restent confidentiels.
Les débuts de la e7 interviennent au cours d'une période mouvementée pour BYD. Rien que le mois dernier, l'entreprise a lancé la berline Qin L EV, le SUV Sealion 05, le SUV Denza N9 et le véhicule haut de gamme Yangwang U7.

Pickup pour le marché international
La cascade de nouveaux modèles se poursuit avec le pick-up Shark 6, un hybride de série dévoilé au salon de l'automobile de Bangkok avec un prix d'environ 46 000 euros. Construit sur une structure corps sur cadre, le Shark 6 mesure 5 457 mm de long et dispose d'un empattement de 3 260 mm, plus large que celui du célèbre Ford Ranger.
La chaîne cinématique comprend un moteur turbo de 1,5 litre qui agit uniquement comme générateur pour deux moteurs électriques, produisant 430 ch et 650 Nm de couple. Cette configuration permet au pick-up de 2 710 kg de passer de 0 à 100 km/h en 5,7 secondes. Il utilise une batterie Blade de 29,58 kWh et offre une autonomie de 800 kilomètres.
Le modèle est vendu à l'international, notamment au Mexique, au Brésil et en Australie. Nous ne pouvons que supposer qu'il fera ses débuts en Europe. Alors que les marques japonaises tournent le dos aux pick-up pour l'Europe, les marques chinoises (Maxus T90) et sud-coréennes (KGM Musso EV) les réintroduisent avec des chaînes de traction zéro émission, ce qui pourrait ne pas passer inaperçu pour BYD.



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