Rapport T&E : ‘ Le nombre de vols d'affaires a diminué de 34% ’

Entre 2019 et 2023, les vols d'affaires ont diminué de 34%. C'est ce que révèle un nouveau rapport de l'ONG Transport & Environment. Toutefois, 44% des 326 entreprises figurant dans le classement Travel Smart n'ont toujours pas d'objectif en matière de voyages d'affaires, ce qui compromet les progrès globaux. L'utilisation disproportionnée de jets privés par de grandes entreprises telles que Merck, Bosch et JPMorgan Chase est particulièrement mise en cause.

Comme les années précédentes, le classement met en évidence les 25 multinationales mondiales dont l'empreinte des vols d'affaires est la plus importante, mais qui n'ont pas d'objectifs à atteindre bien qu'elles émettent un total de 6,9 Mt de CO2 par an avec leurs vols, soit l'équivalent de l'empreinte climatique de 48 000 vols aller simple de Paris à New York, ou 1,3 fois les émissions annuelles de l'aviation en Belgique.

Question de l'écart d'acquisition

Les acteurs essentiels des secteurs financier, pharmaceutique et manufacturier, tels que JP Morgan Chase, Merck et Bosch, déçoivent : leurs émissions liées aux voyages d'affaires ont augmenté de 41%, 29% et 3%, respectivement, depuis 2019.

En revanche, les entreprises du secteur telles qu'AstraZeneca, Tetra Park et Swiss Re montrent que les choses peuvent être différentes ; leurs émissions ont diminué de 52%, 41% et 67%, respectivement, par rapport à 2019.

La fixation d'objectifs est utile

Globalement, entre 2019 et 2023, les émissions de CO2 de 239 entreprises internationales ont diminué de 34%. L'étude n'a porté que sur des entreprises d'Europe, des États-Unis et de l'Inde.

Parmi les entreprises belges, Solvay a réduit son empreinte de 80%, suivie par Barco (55%) et UCB (42%). Bekaert figure parmi les pollueurs les plus importants, avec une augmentation considérable de 101%.

Selon T&E, les entreprises qui se sont fixé des objectifs spécifiques en matière de transport aérien parviennent, en moyenne, à réduire de manière plus significative les émissions liées aux voyages d'affaires.

C'est pourquoi l'ONG appelle ceux qui sont à la traîne à suivre l'exemple donné par les autres, d'autant plus que la réduction des émissions des vols d'affaires est l'une des solutions les plus rapides et les plus faciles à mettre en œuvre pour que les entreprises atteignent leurs objectifs de développement durable.

Le rapport confirme également la tendance déjà identifiée par les compagnies aériennes elles-mêmes : les voyages d'affaires ont effectivement diminué depuis la crise de Covid-19, en partie parce que les réunions vidéo sont devenues monnaie courante.

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