Le Royaume-Uni assouplit son obligation en matière de véhicules électriques et prolonge les ventes d'hybrides jusqu'en 2035

Le gouvernement du Premier ministre Keir Starmer a confirmé que les véhicules hybrides resteront en vente au Royaume-Uni jusqu'en 2035 afin d'atténuer les effets des droits de douane imposés par Trump et de protéger les constructeurs automobiles britanniques de leurs répercussions. Il s'agit d'une prolongation de l'interdiction prévue initialement pour 2030, que M. Starmer a renforcée dès son entrée en fonction.

L'interdiction des nouvelles voitures à essence et à moteur diesel restera en vigueur en 2030. Cependant, le gouvernement souhaite maintenant offrir plus de flexibilité pour protéger les emplois et la compétitivité dans un contexte de resserrement du commerce mondial.

‘Des têtes froides’

Cette annonce fait suite à la visite très médiatisée de M. Starmer à l'usine Jaguar Land Rover, où il s'est engagé à soutenir pleinement l'industrie automobile britannique.

Ses remarques interviennent quelques jours après que le président Donald Trump a introduit des droits de douane de 10 % sur les importations de voitures britanniques. M. Starmer a décrit cette mesure comme “quelque chose que nous n'approuvons pas”, mais il a ajouté qu'il fallait faire preuve de “sang-froid” plutôt que de prendre des mesures de rétorsion.

“Le monde a changé”, a déclaré M. Starmer aux travailleurs de l'usine JLR. “Nous vivons une nouvelle ère d'incertitude. Protéger nos industries - l'automobile, l'acier, le whisky - est désormais un impératif national”.”

Jaguar-Land Rover a décidé de suspendre pendant un mois les livraisons aux États-Unis de voitures fabriquées en Grande-Bretagne en raison des nouveaux droits de douane, tout en réévaluant sa position et en espérant que les négociations se poursuivent.

Avec un tarif de 10%, le Royaume-Uni s'en tire relativement bien, contre 54% pour la Chine et 30% pour l'UE. Cette dernière a proposé un accord zéro à zéro à l'administration Trump, qui l'a rejeté.  

Les hybrides légers ne sont pas inclus

Selon les nouvelles règles britanniques, les hybrides complets et les hybrides rechargeables pourront rester en vente jusqu'en 2035, mais les hybrides légers, qui offrent des avantages limités en matière d'émissions, ne seront pas pris en compte.

Les petits constructeurs, qui produisent moins de 2 500 véhicules par an, seront autorisés à vendre des véhicules à combustion interne pure jusqu'à la même date. Les véhicules commerciaux sont exemptés des obligations d'électrification immédiates, bien que les émissions totales du parc ne doivent pas dépasser les niveaux de 2021.

La ministre britannique des transports, Heidi Alexander, a défendu cette décision. “Les changements que nous apportons ont été soigneusement calibrés pour ne pas avoir un impact important sur les émissions de carbone. L'impact est négligeable”, a-t-elle déclaré dans une interview à la BBC.

Le gouvernement travailliste insiste donc sur le fait que la politique révisée établit un juste équilibre entre le soutien industriel et la responsabilité environnementale. “Il s'agit de soutenir les entreprises britanniques tout en maintenant le Royaume-Uni à la pointe de l'innovation dans le domaine des véhicules électriques”, a poursuivi M. Alexander. “La flexibilité actuelle nous permet d'avoir une industrie plus forte et plus compétitive à long terme.”

Toutefois, les défenseurs de l'environnement et certains opposants politiques estiment que cette décision marque un recul. Ils soulignent la possibilité de retarder la baisse des prix des VE et de bloquer la croissance du marché des VE d'occasion.

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