Selon un brevet récemment publié, Mazda semble jeter les bases d'un avenir électrique pour son roadster MX-5 bien-aimé. Les détails révèlent une disposition non conventionnelle de la batterie, conçue pour préserver le caractère agile de l'emblématique roadster.
Le brevet, déposé auprès de l'Office américain des brevets et des marques fin 2024, n'a fait surface que récemment sous le simple titre ‘Electric Automobile’.
Bien que la documentation ne mentionne pas explicitement la MX-5, les schémas et les proportions ressemblent indubitablement au roadster léger à deux places que tant de passionnés du monde entier chérissent. Cela indique que Mazda est en train de passer à la vitesse supérieure avec le concept Iconic SP, dévoilé au Tokyo Mobility Show en 2023.
Ce n'est pas le design de la voiture qui attire l'attention, mais le concept d'une configuration modulaire de la batterie, dévoilé par les brevets. Elle vise à maintenir une répartition idéale du poids, un facteur essentiel pour la maniabilité et la réactivité, qui sont les marques de fabrique de la MX-5 (ou Miata, comme on l'appelle aux États-Unis) depuis ses débuts.

Emplacement flexible de la batterie
En détail, les dessins décrivent une disposition des batteries à plusieurs endroits qui s'écarte de la disposition traditionnelle d'une planche à roulettes pour véhicules électriques. En effet, la batterie principale traverse longitudinalement le tunnel de transmission d'un véhicule à moteur à combustion interne, comme c'est le cas pour la Rimac Nevera.
D'autres cellules sont situées derrière les sièges et devant le plancher du passager. Mazda indique dans le brevet que l'objectif est de maintenir le centre de gravité du véhicule bas et de réduire le moment d'inertie en lacet, afin de minimiser la résistance aux changements de direction.
Un module de batterie fait même office de contrepoids pour le conducteur lorsqu'il n'y a pas de passager, ce qui améliore encore l'équilibre. Le conducteur peut adapter manuellement l'emplacement des cellules pour maintenir un équilibre optimal.
Un seul moteur électrique est monté dans la même zone centrale du tunnel et transmet la puissance à l'essieu arrière via un arbre de transmission court et un différentiel. Cette approche préserve la dynamique de la propulsion arrière sans recourir à une configuration à deux moteurs, ce qui permet de réduire le poids et la complexité.
Mazda note que la configuration pourrait être adaptée à d'autres styles de carrosserie et convenir à la traction avant, mais l'emballage et l'accent mis sur la maniabilité indiquent une application pour les voitures de sport.

Stratégie à deux voies
Pourtant, le moment choisi pour déposer ce brevet a fait sourciller. Ryuichi Umeshita, directeur technique de Mazda, a confirmé il y a quelques semaines que la prochaine génération de MX-5, attendue avant la fin de la décennie, resterait équipée d'un moteur atmosphérique de 2,5 litres et d'une boîte de vitesses manuelle.
Il a déclaré que le plan immédiat de Mazda est de fournir un moteur à essence plus puissant et plus respectueux des émissions sous sa marque Skyactiv-Z. Ce moteur doit représenter l'accomplissement ultime en matière de technologie de combustion, c'est-à-dire le plus propre et le plus économique. Ce moteur doit représenter l'accomplissement ultime en matière de technologie de combustion, c'est-à-dire le plus propre et le plus économique.
Cette double stratégie, qui consiste à miser officiellement sur la combustion tout en déposant des brevets sur les véhicules électriques en arrière-plan, reflète l'incertitude du paysage réglementaire et commercial dans lequel les constructeurs automobiles doivent naviguer. Mazda semble se préparer à un avenir où l'électrification ne sera pas optionnelle, même pour les modèles de niche.
Bien que certains passionnés puissent considérer ce brevet comme un signal sinistre, il s'agit plus vraisemblablement d'une tentative de Mazda de garantir à la MX-5 une voie viable à l'ère de l'électricité.
La société a toujours dit qu'elle n'électrifierait pas le roadster tant que la technologie ne serait pas à la hauteur de ses références dynamiques. Ce brevet suggère que les ingénieurs travaillent activement à relever ce défi.


