BYD fait des vagues : l'entreprise fait son entrée sur le marché des véhicules électriques abordables avec le Dolphin Surf

Le constructeur automobile chinois BYD fait une nouvelle percée sur le marché européen des véhicules électriques, cette fois-ci à un prix plus abordable. Son nouveau modèle compact, le Dolphin Surf, lancé cette semaine sur plusieurs marchés continentaux, dont la Belgique, arrive avec une promesse qui pourrait ébranler les acteurs établis : une motorisation entièrement électrique pour un peu moins de 22 000 euros.

En Belgique, où l'adoption des VE reste lente en dehors des acheteurs de flottes, il est difficile d'ignorer ce type de prix. À 21 290 euros, la Dolphin Surf est l'un des nouveaux VE les moins chers en vente, une tentative évidente de BYD de se positionner sur un segment dominé par des acheteurs sensibles au prix. C'est la première fois que l'entreprise chinoise s'attaque réellement au segment des superminis urbains, et elle vise à faire de la mobilité électrique un choix viable pour les familles et les navetteurs.

Approche élargie du marché

C'est une stratégie fondée sur le pragmatisme. BYD n'a pas inventé la Dolphin Surf de toutes pièces, mais a retravaillé l'un de ses plus grands succès nationaux, la Seagull, pour répondre aux normes européennes en matière de sécurité et de réglementation. Le résultat est une voiture à hayon légèrement plus courte et plus compacte, dont la longueur a été réduite de plus d'un demi-mètre et dont l'empattement a été raccourci. En plus d'un nouveau nom - plus acceptable pour les consommateurs occidentaux que ‘Seagull’ - il marque un changement par rapport à la stratégie initiale de BYD, centrée sur les SUV, vers une approche plus large du marché.

“C'est la voiture qui, nous l'espérons, démocratisera la conduite électrique”, a déclaré un porte-parole de BYD lors du lancement. “Nous savons que le prix reste le principal obstacle pour la plupart des acheteurs. La Dolphin Surf abaisse considérablement cet obstacle”.”

Pas de regard de Dieu

Le modèle de base est équipé d'une batterie LFP (lithium fer phosphate) de 45 kWh et d'un moteur de 70 kW, offrant une autonomie de 310 km selon la norme WLTP. Pour de nombreux conducteurs belges, cette autonomie devrait largement couvrir l'usage quotidien, d'autant plus que la moyenne nationale des trajets domicile-travail se situe autour de 40 km. Ceux qui ont besoin de plus de flexibilité peuvent opter pour la version améliorée de 55 kWh, qui porte l'autonomie à un niveau respectable de 405 km.

Les deux versions utilisent la technologie Blade Battery, propriété de BYD, plébiscitée pour ses références en matière de sécurité, et prennent en charge la charge rapide de 85 kW, permettant de recharger de 30 à 80% en 30 minutes environ. L'équipement de série est généreux, avec un éclairage à LED, un écran tactile rotatif et des capacités de chargement du véhicule incluses dans tous les niveaux de finition. Le système d'aide à la conduite le plus avancé de BYD, connu sous le nom de “God's Eye” en Chine, n'arrivera cependant pas tout de suite en Europe.

Le Dolphin Surf n'est pas conçu pour faire tourner les têtes. Son design est plus pratique qu'audacieux, avec des proportions compactes et une direction légère qui conviennent à la conduite en ville. BYD a ajouté une touche d'originalité avec des peintures vives et des panneaux noirs contrastés, mais c'est la fonction qui prime sur la forme. L'intérieur, en revanche, est étonnamment bien agencé pour le prix. L'agencement est clair, les matériaux sont de bonne qualité et la liste des équipements est bien fournie : caméra de recul, régulateur de vitesse adaptatif et capteurs de stationnement sont tous de série.

Trois fois plus cher

Est-il donc bon marché ? Comparé à des rivaux comme la future Renault 5 E-Tech (dont le prix de départ devrait avoisiner les 25 000 euros) ou l'ID.2all de Volkswagen (qui devrait dépasser les 26 000 euros), il l'est certainement. Mais le prix européen représente encore une augmentation significative par rapport à l'homologue chinois du Dolphin Surf, le Seagull, qui démarre à environ 7 000 euros avant taxes et droits de douane. Ce supplément important reflète à la fois les obstacles réglementaires et les coûts d'importation, mais il reste une pilule amère pour les consommateurs conscients de l'écart de prix.

Malgré cela, la Dolphin Surf s'impose comme l'un des nouveaux VE les plus abordables en Belgique, défiant non seulement les autres nouveaux venus électriques, mais aussi les citadines à essence et le marché de l'occasion. Alors que BYD visait autrefois les marques haut de gamme allemandes, il semble aujourd'hui s'intéresser au territoire de Dacia, un véhicule électrique à hayon à la fois.

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