Freinage autonome à 130 km/h : la Xpeng G7 montre comment faire

Une voiture qui freine automatiquement en cas d'urgence à 130 km/h et qui s'arrête complètement sans heurter l'obstacle. Certaines voitures peuvent le faire aujourd'hui, et Xpeng montre comment le faire avec son dernier SUV G7 équipé d'une puce Turing AI, même de nuit.

Xpeng a partagé une vidéo sur le canal chinois Weibo, montrant une G7 freinant en toute sécurité à 130 km/h pour éviter un obstacle immobile sur l'autoroute. En Chine, la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes est de 120 km/h. La distance de freinage à 130 km/h est d'environ 130 à 140 mètres, dans des conditions idéales. Le Xpeng G7 aurait également freiné de nuit à 120 km/h, en détectant les piétons et les obstacles.

Pas d'arrêt complet garanti

Aujourd'hui, de nombreux systèmes ne garantissent pas un arrêt complet à 130 km/h. Ils peuvent néanmoins réduire considérablement la vitesse d'impact ou éviter un accident si l'obstacle est mobile (par exemple, un autre véhicule qui ralentit). Un obstacle en mouvement est beaucoup plus difficile à évaluer.

Le freinage d'urgence autonome (AEB) n'est pas un concept nouveau. Il est légalement obligatoire sur les nouveaux véhicules dans l'UE en vertu du règlement général sur la sécurité (RGS) depuis le 6 juillet 2022 pour les nouveaux types de voitures et à partir de juillet 2024 pour tous les modèles de voitures. Outre l'AEB, les véhicules doivent proposer l'assistance intelligente à la vitesse (ISA), l'assistance au maintien de la trajectoire (LKA), la détection de la somnolence du conducteur et l'enregistrement des données.

L'AEB est obligatoire depuis 2022

Dans l'UE, il existe des plages de vitesses minimales et testées dans lesquelles l'AEB doit fonctionner, mais pas de seuil de vitesse maximale. Le système AEB doit être capable de freiner automatiquement entre 10 km/h et 60 km/h pour détecter les piétons et de réagir aux véhicules qui le précèdent entre 10 km/h et au moins 60-80 km/h, selon le scénario (à l'arrêt, en mouvement, en train de freiner). Il doit également fonctionner dans des conditions urbaines et interurbaines.

La loi n'exige pas que l'AEB fonctionne à des vitesses très élevées, comme 130 km/h. Les constructeurs sont libres d'aller au-delà du minimum. Les constructeurs sont libres d'aller au-delà du minimum, et beaucoup le font, en particulier les marques allemandes haut de gamme et Volvo, par exemple. Mais il n'y a aucune garantie.

Les arrêts complets sont rares et dépendent des conditions. La plupart des systèmes visent à réduire la gravité de la situation plutôt qu'à l'arrêter complètement. Certains combinent le freinage d'urgence autonome avec l'évitement actif des obstacles, ce qui signifie qu'ils peuvent contourner un obstacle si le freinage seul ne permet pas d'éviter une collision.

Capteurs avancés et freins puissants

À ces vitesses, l'AEB nécessite des capteurs avancés (tels que la fusion de radars, de lidars et de caméras), des calculs rapides et des systèmes de freinage robustes. Xpeng affirme que son SUV G7 est le premier à être équipé de trois puces ‘Turing AI’ développées par la société elle-même, offrant une puissance de calcul de 2 200 TOPS, ce qui fait du G7 le premier véhicule IA au monde à atteindre une puissance de calcul L3.

Xpeng affirme qu'une seule puce a une puissance de calcul équivalente à celle de trois puces de conduite intelligente courantes, comme l'AGX Thor de Nvidia et les puces AI4 de Tesla. Les systèmes de caméras et de radars utilisés par le G7 ne sont pas précisés. Cependant, la suite XPILOT de Xpeng, qui est également utilisée sur les P7, G3 et G9, repose sur une fusion de caméras, de radars et, dans le cas du G9, d'un radar AIPO orienté vers l'habitacle.

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