Syndicats : les résultats de l'enquête sur le bien-être des cheminots belges sont catastrophiques

La société publique belge des chemins de fer NMBS/SNCB va mettre en place un plan d'action visant à “améliorer l'environnement de travail des employés”. Ce plan fait suite à une enquête sur le bien-être menée au début de l'année par IDEWE, un service externe de prévention et de protection au travail.

Selon les syndicats, les résultats et les conclusions de l'enquête, qui mesurait notamment les risques de stress, d'épuisement professionnel, de pression au travail et de comportements indésirables, étaient carrément désastreux.

Appel de réveil

Concernant ces résultats alarmants, le syndicat socialiste ACOD Spoor indique que 43% des personnes interrogées se sentent épuisées par leur travail et que plus d'un quart (28%) sont menacées d'épuisement professionnel.

Seule la moitié d'entre eux se sentent soutenus par leur supérieur immédiat et moins de la moitié recommanderaient la SNCB/NMBS comme employeur à leur famille ou à leurs amis. “Il s'agit d'un véritable signal d'alarme que les dirigeants de la NMBS/SNCB devraient prendre au sérieux”, déclare l'ACOD Spoor.

Le syndicat VSOA-Spoor déclare que par rapport à la moyenne belge, la SNCB/NMBS “obtient de mauvais résultats en termes de comportement indésirable tant interne qu'externe”.”

Par exemple, un tiers des personnes interrogées et plus de la moitié des employés de la NMBS/SNCB ayant participé à l'enquête ont subi une agression externe au cours des six derniers mois, et 16% ont parlé d'un harcèlement interne hebdomadaire. La discrimination, principalement fondée sur l'origine, le sexe et l'âge, reste un problème persistant, selon le syndicat des cheminots.

Déploiement du plan d'action

La NMBS/SNCB elle-même ne réagit pas publiquement aux résultats et conclusions de l'enquête. Cependant, elle révèle que “tous les départements ont été mobilisés pour travailler sur un plan d'action concret”.”

Elle s'articulera autour de quatre piliers : une culture d'entreprise ouverte, des conditions de travail et le développement d'espaces de travail inclusifs, une coopération accrue entre les départements et davantage d'opportunités d'apprentissage et de formation afin que les compétences de chacun puissent être pleinement utilisées.

Il est prévu que des groupes de travail se réunissent à partir de septembre pour élaborer des mesures concrètes. Les premières actions concrètes devraient donc intervenir au début de l'année prochaine.

 

A également gâché l'ambiance de travail chez Securail

Il y a quelques jours, les syndicats ont dénoncé, sur la base de leur propre enquête auprès de 376 employés, une “culture de la peur” et une “atmosphère de travail toxique” au sein de Securail, le service chargé d'assurer la sécurité des usagers du rail. Les résultats de cette enquête seront également pris en compte, indique la SNCB.

Le ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés) a qualifié les résultats de cette enquête auprès du personnel de Securail de “préoccupants”. Il souhaite que la concertation au sein de la SNCB produise des résultats et n'hésitera pas à intervenir si le dialogue s'enlise, a déclaré le ministre à la Chambre. “La SNCB a une responsabilité en tant qu'employeur et je veillerai à ce qu'elle l'assume pleinement”, a déclaré M. Crucke.

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