Dieselgate en France : une action en justice contre Renault également ?

Le parquet de Paris a demandé l'ouverture d'un troisième procès dans le cadre du scandale dit du "dieselgate". Après Volkswagen et Peugeot-Citroën (qui fait désormais partie de Stellantis), c'est au tour de Renault. Le constructeur français nie toute infraction.

Renault aurait “spécialement calibré” les véhicules Euro 5 et Euro 6 vendus entre 2009 et 2017 pour qu'ils passent les tests légaux, mais ils n'étaient pas conformes à la loi dans la réalité, selon les allégations.

Une fraude aggravée par le fait que “ce calibrage a pu augmenter la pollution atmosphérique par les oxydes d'azote (NOx) et provoquer des maladies respiratoires chez l'homme”, selon le procureur. La décision finale sur la transformation de cette affaire en un véritable procès est désormais entre les mains du juge d'instruction.

Refus catégorique

Un porte-parole de Renault, qui a été mis en examen en juin 2021, a nié avec véhémence toute infraction et a déclaré que “Renault conteste toute infraction et réaffirme que ces véhicules ne sont pas équipés d'un logiciel de fraude dans leurs dispositifs de dépollution”.”

“Les véhicules Renault ont toujours été homologués conformément aux exigences légales et réglementaires françaises et européennes”, poursuit Renault. Le constructeur souligne que le verdict de la Cour de cassation d'avril 2024 a été ignoré. Ce verdict remettait en cause la validité de la procédure d'accusation.

381 parties civiles

À l'heure actuelle, 381 parties civiles se sont déjà portées candidates. Parmi elles, des acheteurs individuels de Renault, des entreprises privées, des associations de consommateurs et des institutions publiques comme les villes de Paris, Lyon, Montpellier ou Grenoble.

Le scandale du dieselgate a été rendu public en septembre 2015 aux États-Unis. Volkswagen a admis avoir équipé plus de 11 millions de véhicules d'un logiciel frauduleux, commercialisé entre 2009 et 2015.

Le pôle santé publique du parquet de Paris a déjà entamé deux autres procès, l'un le 24 février contre Volkswagen, l'autre le 25 juin contre Peugeot et Citroën.

Plusieurs avocats des parties civiles ont d'ores et déjà exprimé leur satisfaction quant à l'ouverture des procès et espèrent que les procédures seront accélérées et que Renault sera ajouté à la liste des constructeurs ayant commis des fraudes.

Le parquet a ajouté qu“”un consommateur qui s'adresse à Renault - un constructeur d'excellente réputation - n'est pas censé douter du fait que son véhicule ne respecte pas les normes légales européennes en matière d'émissions toxiques".”

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