Dans le cadre de l'accord d'été, le gouvernement belge, sous la direction de Bart De Wever (N-VA), a approuvé le renouvellement de la taxe d'embarquement sur les vols. C'est ce que rapporte le journal Het Laatste Nieuws.
L'accord confirme également que la taxe s'applique rétroactivement : même les personnes qui ont déjà acheté leur billet peuvent être tenues de payer la nouvelle taxe, en fonction des conditions de transport de la compagnie aérienne.
Mesure rétroactive
La nouvelle mesure gouvernementale confirme ce que l'on savait déjà : pour les vols de moins de 500 km, la taxe reste fixée à 10 euros par passager. En revanche, pour les vols plus longs, la taxe s'élèvera bientôt à 5 euros par passager, au lieu des 2 euros actuels pour les vols à l'intérieur de l'Espace économique européen et des 4 euros pour les vols intercontinentaux plus longs.
Comme d'habitude, la nouvelle loi entre en vigueur à compter de sa publication au Bulletin des lois, qui intervient généralement une dizaine de jours après la signature de l'accord officiel de coalition. Comme indiqué précédemment, la taxe d'embarquement, dont l'introduction était initialement prévue pour le 1er juillet, s'applique rétroactivement ; en d'autres termes, même ceux qui ont acheté un billet l'année dernière seront soumis à l'augmentation.
Pas de supplément pour les passagers de BA et TUI
Selon les conditions de transport de la compagnie aérienne, la différence de prix peut être répercutée sur le client. Brussels Airlines et TUI Fly ont déjà annoncé qu'elles ne répercuteraient pas le surcoût sur les clients, même si elles risquent de subir une perte d'un million d'euros.
Chez Ryanair, qui a plus que doublé ses bénéfices au dernier trimestre pour atteindre près de 820 millions d'euros grâce, entre autres, à une augmentation de 21% du prix des billets, vous avez le choix entre payer un supplément ou annuler.
L'Allemagne veut supprimer la taxe
Cette taxe, introduite principalement pour sensibiliser à l'impact environnemental des vols courts, existe également dans plusieurs pays de l'UE. En France, par exemple, le prix du billet est récemment passé de 2,63 euros et 7,51 euros (business) à 7,40 euros et 15 à 40 euros, respectivement, en fonction de la destination et de la classe.
Le gouvernement allemand souhaite toutefois revenir sur cette taxe. Les compagnies aériennes, en particulier, ont critiqué la mesure, qu'elles considèrent comme une entrave à leur compétitivité. Selon le journal Bild, la question serait à l'ordre du jour des négociations sur le budget 2026.
Le gouvernement Scholz a introduit la taxe allemande sur les passagers aériens en mai 2024. La taxe a alors été portée à 15,53 euros pour un vol court-courrier (12,73 euros auparavant), à 39,34 euros pour un vol moyen-courrier et à 70,83 euros (contre 58,06 euros) pour un vol long-courrier. Cette année-là, la taxe a rapporté 1,9 milliard d'euros à l'État allemand.


