Un conducteur de train belge publie des vidéos en direct sur TikTok et se fait licencier

La société publique belge des chemins de fer NMBS/SNCB a licencié un conducteur de train pour avoir posté une vidéo en direct sur TikTok alors qu'il conduisait un train. C'est ce qu'a rapporté, entre autres, le journal Le Soir. Ou comment une “initiative proportionnelle” bien intentionnée, selon le conducteur de train, s'est transformée en cauchemar personnel.

Selon les journaux, l'incident remonte au mois de septembre de l'année dernière. Le conducteur de train, qui travaillait pour la SNCB depuis six ans, était basé au dépôt de Mons.

Il a posté une vidéo de lui en direct sur son compte TikTok alors qu'il conduisait le train à l'arrêt Geraardsbergen/Grammont-Mons. Il a également échangé des idées en direct avec ses followers, qui pouvaient lui poser des questions auxquelles il répondait depuis sa cabine.

Risques inutiles

Les images ont été portées à la connaissance de la SNCB, qui n'a pas apprécié l'initiative du conducteur. Selon la SNCB, le conducteur a pris des risques inutiles, a mis en danger la sécurité des passagers et ne s'est pas suffisamment concentré sur son travail en diffusant la vidéo en direct.

En outre, la NMBS/SNCB affirme que cette action a porté atteinte à l'image de la compagnie, les passagers pouvant ressentir un sentiment d“”incertitude" en regardant les images.

‘Promouvoir la profession’

Le conducteur s'est défendu en affirmant que la diffusion de la vidéo en direct faisait la promotion de sa profession et qu'il avait interagi avec les internautes avant le départ du train. Il a déclaré que son téléphone était placé sur un trépied afin qu'il puisse se concentrer entièrement sur la conduite. Ce n'est que lorsque le train était à l'arrêt qu'il a pris son téléphone en main pour filmer les voies.

Son argument est tombé dans l'oreille d'un sourd à la SNCB : il a d'abord été suspendu, puis licencié à la fin de l'année 2024, ce qui signifie qu'il n'a pas droit à des allocations de chômage.

Le conducteur de train a introduit un recours devant le Conseil d'État. Pourtant, sa demande de suspension a été rejetée à plusieurs reprises, en partie parce que le règlement interne de la SNCB est clair : il interdit aux conducteurs d'utiliser leur smartphone pendant leur service.

Une autre procédure est actuellement en cours pour faire annuler la décision disciplinaire. Le Conseil d'État l'examinera dans les prochains mois.

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