Le Conseil d'État belge rejette également l'objection d'Alstom dans l'appel d'offres CAF

Plus aucun obstacle juridique n'empêche la société ferroviaire publique belge NMBS/SNCB d'attribuer le contrat d'attribution définitive de centaines de nouvelles rames AM30 à la société espagnole CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles).

Après avoir rejeté la semaine dernière le recours de Siemens Mobility contre la commande du constructeur allemand de trains, le Conseil d'État vient de faire de même avec le recours d'Alstom. Les syndicats craignent que cette décision n'entraîne des pertes d'emplois dans l'usine belge d'Alstom à Bruges.

Pas d'erreurs évidentes

Selon la chambre francophone du Conseil d'État, la SNCB ne semble pas avoir commis d'erreur dans l'appréciation des trois offres, notamment celles de Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), d'Alstom et de Siemens.

L'organe consultatif, la plus haute juridiction administrative générale de Belgique, qui règle les litiges entre les citoyens et les autorités publiques, a donc rejeté le recours d'Alstom contre le choix de CAF par la SNCB, suite à l'arrêt antérieur de la chambre néerlandophone, qui avait rejeté le recours d'Alstom. L'appel de Siemens la semaine dernière.

NMBS/SNCB déclare avoir pris acte de la décision du Conseil d'État et mettra tout en œuvre pour finaliser la dernière étape - l'attribution définitive et la signature du contrat - à condition que les autres recours juridiques soient épuisés.

Le recours déposé par quatre ONG, L'argument de la CAF selon lequel elle devrait être exclue en raison de son implication dans un projet de tramway à Jérusalem-Est occupée et dans des colonies israéliennes, avait également été rejeté par le tribunal.

Un coup dur pour Bruges

Maintenant que le contrat a échappé à Alstom, les syndicats de Bruges, où le groupe français possède une usine de production (anciennement Bombardier) ainsi que deux centres d'expertise à Charleroi, craignent que la décision du tribunal concernant la commande d'au moins 1,7 milliard d'euros de nouveaux trains ne se traduise par des pertes d'emplois - 700 personnes y travaillent.

Selon Pascal Van Hove, du syndicat socialiste ABVV, il n'y a actuellement pas d'autre travail à l'horizon. “La direction de Bruges fait tout ce qu'elle peut pour trouver de nouvelles commandes, mais c'est difficile”, a déclaré M. Van Hove à vrt.news.

“En Belgique, la SNCB est le seul client, il n'y a donc plus beaucoup de choix. Nous allons maintenant rencontrer l'ACV et la direction pour voir comment procéder”.”

Problèmes de réputation à long terme ?

Les réactions de la presse espagnole soulignent qu'il s'agit d'une commande essentielle et historique pour la CAF basque, qui y voit la confirmation de la qualité et du succès de l'industrie espagnole du matériel roulant.

Toutefois, certains médias espagnols soulignent également les problèmes de réputation de la CAF et le fait qu'elle reste confrontée à des incertitudes juridiques, notamment en ce qui concerne les droits de l'homme, compte tenu des critiques formulées à l'encontre des activités de la CAF en Israël/Palestine.

Imanol Pradales, le chef du gouvernement basque, a également déclaré que la CAF devrait engager une “réflexion éthique” sur le contrat en Israël, compte tenu de la situation actuelle à Gaza et de la sensibilité sociale. Lors du récent Tour d'Espagne, de nombreuses étapes ont été interrompues par des manifestants pro-palestiniens, en particulier au Pays basque.

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