Nouveau plan de location sociale en France pour les véhicules électriques

La France lance une nouvelle édition de son programme de location sociale pour l'achat de voitures électriques, destiné aux ménages à faibles revenus. Ce dispositif avait déjà été mis en place l'année dernière, mais avait été suspendu au bout de six semaines environ, le budget ayant été rapidement épuisé en raison d'un nombre de commandes validées bien supérieur aux prévisions.

Pour cette année, quelques modifications ont été apportées au programme, mais les règles restent globalement les mêmes.

Le budget prévu est d'environ 370 millions d'euros, financé par les certificats d'économies d'énergie (CEE), conformément au principe du pollueur-payeur, et ciblant les fournisseurs d'énergie tels que TotalEnergies, Engie, EDF et autres.

Pas plus de 200 € par mois

Cette fois-ci, un budget de 370 millions d'euros a été prévu dès le départ pour financer 50 000 véhicules électriques, dont 5 000 sont réservés aux personnes qui vivent ou travaillent dans des zones à faibles émissions (LEZ). L'année dernière, le budget initial était de 20 000 à 25 000 véhicules, alors que plus de 50 000 commandes ont été reçues pour la location avec option d'achat d'un véhicule électrique. À elle seule, Stellantis a reçu plus de 120 000 demandes.

L'idée est que les gens puissent louer un véhicule électrique à un tarif mensuel modique, compris entre 95 € et 200 € maximum, pour une durée minimale de trois ans.

La distance entre le domicile et le lieu de travail doit être d'au moins 15 km.

Le contrat ne tient pas compte des options, des assurances ni des frais d'entretien. Plus précisément, chaque candidat, qui doit être majeur et résider en France, doit avoir un revenu imposable de référence inférieur ou égal à 16 300 € par partie (ce montant était de 15 400 € en 2024) et se rendre à son travail en voiture à plus de 15 km de son domicile, ou parcourir plus de 8 000 km par an avec son propre véhicule dans le cadre de son activité professionnelle.

Vous ne devez pas non plus avoir bénéficié du dispositif en 2024, et cette fois-ci, le dispositif est également ouvert aux territoires français d'outre-mer. Le dispositif de location sociale ne peut pas non plus être cumulé avec la prime écologique ou la prime à l'achat ou à la location, autre aide à l'achat d'un véhicule électrique désormais réglementée par le mécanisme du certificat de performance énergétique.

Prix d'achat jusqu'à 47 000 €

Les modèles électriques doivent également avoir un prix d'achat inférieur ou égal à 47 000 € (TVA comprise), les voitures doivent respecter un score environnemental minimum, et les voitures d'occasion ou les voitures converties à l'électricité ne sont pas éligibles.

Les modèles d'une douzaine de marques sont éligibles, notamment Peugeot, Citroën, Renault, Volkswagen, Fiat, Škoda, Ford, Hyundai, Kia, Opel et Alfa Romeo.

La location sociale pourrait à nouveau connaître un grand succès, le cap des 50 000 véhicules devant être atteint d'ici 5 à 10 jours ouvrables. Renault, par exemple, a déjà annoncé avoir enregistré “ plusieurs milliers ” de dossiers prévalidés auprès de ses concessionnaires. Quant aux clients intéressés qui remplissent les critères, ils ne peuvent valider leur demande que sur la plateforme en ligne du gouvernement à partir d'aujourd'hui.

En 2024, environ 11 000 voitures Renault ont bénéficié de ce programme. Cette fois-ci, Renault espère tirer parti des modèles R5, R4 et Megane, à partir de 120 € par mois, tandis que Stellantis propose 17 modèles, dont deux à moins de 100 € par mois (Fiat Grande Panda et Citroën ë-C3).

Impact commercial

Une autre différence par rapport à l'année dernière, et plus importante pour les concessionnaires, est que le risque pour eux a été réduit. Les années précédentes, les concessionnaires se plaignaient car ils prenaient le risque de ne jamais réaliser de bénéfices sur ce type de ventes, la valeur de reprise étant trop faible lorsque les voitures étaient restituées à la fin du contrat de location.

Cette année, le constructeur propose également un programme de rachat pour les véhicules en location sociale, ce qui signifie que c'est lui, et non le concessionnaire, qui assume le risque d'une faible valeur résiduelle lors de la revente d'une voiture d'occasion.

Dans le même temps, des inquiétudes subsistent quant à l'impact commercial lorsque les 50 000 véhicules électriques issus de contrats de location sociale seront tous restitués aux concessionnaires, entre début 2027 et fin 2028.

Cela pourrait déstabiliser le marché, tout comme le faible prix de location de 54 € de l'année dernière a donné une fausse impression de la valeur d'un véhicule électrique. C'est pourquoi ce montant a été porté à un minimum de 95 € par mois, ce qui représente tout de même une subvention de 7 000 euros pour un ménage si l'on considère qu'un contrat de location privé coûte généralement entre 200 et 350 € par mois.

Économie de 1 600 € par an

Selon une étude réalisée par Charge France, l'association des opérateurs de recharge, vous pouvez économiser jusqu'à 1 600 euros par an en passant d'un véhicule à moteur à combustion ou hybride à un véhicule électrique.

Il n'est pas encore certain que le programme de location sociale sera renouvelé chaque année en France à l'avenir.

 

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