L'Europe souhaite limiter les transports aériens en développant le réseau ferroviaire à grande vitesse.

La Commission européenne souhaite accélérer le déploiement du réseau ferroviaire à grande vitesse d'ici 2040. En réduisant considérablement les temps de trajet entre les capitales européennes, le rail devrait devenir une alternative plus attractive aux vols court-courriers.

L'ambitieux plan comprend également une nouvelle liaison à grande vitesse entre Lisbonne et Paris via Madrid. Cela permettrait aux voyageurs de se rendre de la capitale française à la capitale espagnole en six heures. Le temps de trajet entre Berlin et Copenhague serait réduit de 7 à 4 heures, et celui entre Sofia et Athènes de 13 heures et 40 minutes à 6 heures.

Budget de 345 milliards à 546 milliards d'euros

Les commissions précédentes avaient déjà fixé l'objectif de doubler le trafic ferroviaire à une vitesse de 200 km/h ou plus d'ici 2030 par rapport à 2015. “ Mais aujourd'hui, le trafic ferroviaire n'a augmenté que de 171 TP3T. Cela s'explique principalement par la mauvaise qualité des correspondances et le manque d'infrastructures ”, explique la députée européenne belge Kathleen Van Brempt (Vooruit), même si les prix bas proposés par certaines compagnies aériennes jouent sans aucun doute également un rôle dans cette situation.

Actuellement, l'UE dispose de 11 500 km de lignes à grande vitesse en service, 5 000 km en construction et 8 000 km supplémentaires en projet. Toutefois, en termes de kilométrage de lignes à grande vitesse, l'UE est en retard par rapport à l'Asie, qui dispose du plus grand réseau de trains à grande vitesse au monde, couvrant des dizaines de milliers de kilomètres. Néanmoins, la qualité des infrastructures dans plusieurs pays, la densité urbaine relativement élevée et les courtes distances entre les grandes villes font du train à grande vitesse une option viable dans l'UE.

La Commission souhaite désormais fixer des délais contraignants d'ici 2027 pour éliminer les goulets d'étranglement transfrontaliers. Elle vise également à réunir les États membres, les institutions financières et le secteur l'année prochaine afin de convenir des investissements à réaliser. Selon les estimations, la réalisation de ce projet coûtera environ 345 milliards d'euros. Un réseau plus ambitieux, avec des vitesses supérieures à 250 km/h, pourrait coûter 546 milliards d'euros d'ici 2050.

Approche plus intégrée

Afin de rendre les voyages ferroviaires internationaux plus attractifs, la Commission présentera également au début de l'année prochaine une proposition visant à faciliter la recherche et l'achat de billets pour les trajets impliquant différentes compagnies ferroviaires. Elle souhaite également offrir aux nouveaux opérateurs un meilleur accès aux gares, aux dépôts, aux plateformes de billetterie et au matériel roulant approprié, précisément afin de stimuler la concurrence.

Cependant, il reste encore un long chemin à parcourir avant que cela ne devienne réalité. Non seulement les investissements nécessaires sont colossaux, mais il existe également des différences nationales importantes en matière de normes, de procédures d'autorisation, de matériel roulant et d'interopérabilité. En outre, la rentabilité reste incertaine, même si la Commission affirme que l'un des investissements pourrait générer 2,3 milliards d'euros de retombées économiques.

Les trains émettent beaucoup moins de gaz à effet de serre que les avions, les bateaux, les voitures ou les bus. Selon la Commission, le rail ne représente que 0,31 TP3T des émissions du secteur des transports. Les transports routiers, maritimes et aériens représentent respectivement 73,21 TP3T, 14,21 TP3T et 11,81 TP3T des émissions.

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