Bruxelles commence les forages d'essai dans le parc Maximilien pour le réseau de chauffage

À l'avenir, le parc Maximilien de Bruxelles servira également de source de chauffage et de refroidissement pour les bâtiments environnants. Des forages d'essai débuteront aujourd'hui dans le cadre de la transition énergétique du parc dans le quartier Nord.

Be.SHARE, un projet de réseau à basse température, vise à réduire considérablement les émissions de CO2 dans le quartier en remplaçant les combustibles fossiles par des sources d'énergie renouvelables locales, telles que l'énergie géothermique, la récupération de chaleur dans les espaces publics et la récupération de chaleur dans les égouts, qui récupère la chaleur des eaux usées circulant dans les égouts.

Forage à une profondeur de 150 mètres

“ Avec ce projet, nous démontrons qu'un parc peut être à la fois un lieu de vie et un moteur de la transition énergétique ”, déclare le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS). L'objectif est de transformer le sous-sol du parc Maximilien en une “ centrale électrique invisible ” pour le chauffage et le refroidissement, au service des habitants du quartier Nord et permettant de réduire leurs factures énergétiques.

Le forage atteindra une profondeur de 150 mètres et s'inscrit dans le cadre d'une phase d'essai qui se déroulera jusqu'au 4 janvier. Il devrait permettre de déterminer le nombre de forages possibles et leur emplacement exact dans le parc. Après ces travaux préparatoires, les travaux sur le réseau de chauffage commenceront début 2026. Ils devraient durer environ deux ans.

5 millions d'euros d'aide européenne

L'objectif est également que les immeubles de bureaux soient chauffés via le réseau de chauffage pendant les heures de bureau, afin que le soir, ils puissent transférer leur chaleur aux immeubles résidentiels, où la plupart des résidents sont chez eux.

Le système peut également être réservé, “ permettant au réseau d'assurer le refroidissement pendant les chaudes journées d'été et offrant ainsi une alternative climatiquement neutre à la climatisation conventionnelle ”.”

Outre des immeubles de bureaux, le site comprend des bâtiments à usage mixte, des bâtiments de la Commission européenne, environ 200 logements sociaux et 130 espaces de cohabitation.

Ce projet, qui devrait permettre d'économiser jusqu'à 1 569 tonnes de CO2 par an, est soutenu par Bruxelles Environnement en collaboration avec Vivaqua, Sibelga, Karno, la VUB et l'organisation à but non lucratif Samenleven/Convivence. Il peut compter sur un cofinancement de près de 5 millions d'euros dans le cadre du programme European Urban Initiative (EUI).

Le chauffage est un important émetteur de CO2.

Un peu plus de la moitié des émissions de CO2 dans la région bruxelloise sont dues au chauffage. Les chaudières à gaz restent le type de chauffage le plus répandu dans la région bruxelloise. Cependant, la région bruxelloise mène actuellement une analyse approfondie afin d'identifier les zones où des réseaux de chauffage urbain pourraient être développés.

Dans le quartier durable de Bervoets, à Forest, par exemple, 239 logements, 12 studios et des commerces sont déjà raccordés à un réseau de chauffage. Le réseau innovant de chauffage et de refroidissement au niveau du quartier Maximilian Park en est un autre exemple.

Le projet Be.SHARE vise à partager l'expertise acquise et les innovations développées dans la région bruxelloise avec tous les partenaires et acteurs intéressés, notamment les villes européennes de Manresa (Espagne), Leeuwarden (Pays-Bas) et Jablonec nad Nisou (République tchèque).

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