Malgré la controverse internationale, les chemins de fer belges maintiennent leur commande auprès de CAF

Comme largement prévu, le conseil d'administration de la société ferroviaire belge NMBS/SNCB a passé sa première commande de 180 wagons auprès du controversé constructeur ferroviaire espagnol CAF. Il s'agit d'une commande d'une valeur de 1,7 milliard d'euros.

Le choix de CAF a suscité le mécontentement de concurrents tels que Siemens et Alstom. Parallèlement, leur implication dans des projets d'infrastructure israéliens est très controversée et a donné lieu à des pressions politiques en Belgique.

MR30

Le contrat stipule que les premières voitures entreront en service en 2030. Les 180 voitures motorisées offriront 54 000 places assises. L'accord-cadre global couvre jusqu'à 170 000 places assises.

Les nouvelles voitures ont reçu la désignation ‘ MR30 ’. “ Elles remplaceront progressivement le matériel roulant plus ancien, plus sujet aux défaillances ”, selon la NMBS/SNCB. “ Les trains seront accessibles de manière indépendante aux personnes à mobilité réduite et équipés de zones calmes, d'écrans d'information, d'une connectivité et d'un espace suffisant pour les vélos. ”

La commande comprend également une variante alimentée par batterie. Ces trains à batterie sont destinés à remplacer à terme les autorails diesel actuels. Les autorails sont des trains équipés d'un moteur intégré et n'ont donc pas besoin d'être tractés par une locomotive.

Inscrit sur la liste des Nations Unies en raison de ses activités dans les colonies illégales

La décision de choisir la société basque CAF, qui signifie Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles, n'a pas été facile à prendre. Les concurrents Siemens et Alstom ont fait appel devant le Conseil d'État, mais sans succès.

La semaine dernière, la direction d'Alstom à Bruges a annoncé son intention de supprimer 150 emplois dans l'usine de Bruges afin de s'adapter aux réalités du marché.

La nomination de CAF a également fait l'objet de pressions politiques, non seulement parce que l'entreprise n'a pas pris en compte les opportunités d'emploi dans sa propre région, mais aussi parce qu'elle participe à deux projets d'infrastructure israéliens, le tramway de Jérusalem et la ‘ ligne violette ’ à Tel-Aviv.

Le premier suscite une vive controverse au niveau international et local, car le projet relie Jérusalem-Ouest aux colonies israéliennes situées dans Jérusalem-Est occupée et est considéré comme un ‘ instrument de colonisation ’. En septembre, l'ONU a officiellement ajouté CAF à la liste des entreprises impliquées dans des activités dans les colonies illégales.

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