Engie contraint de débourser 3 milliards d'euros supplémentaires pour sa sortie du nucléaire belge

Engie doit provisionner 3 milliards d'euros supplémentaires pour financer le démantèlement des centrales nucléaires. C'est ce qui ressort d'un rapport de Niras, l'institution nationale pour les déchets radioactifs, rapporté par De Tijd et L'Echo.

L'entreprise énergétique française, qui exploite les sept centrales nucléaires en Belgique, s'est entendue avec l'État belge sur le stockage des déchets nucléaires. Ce montant s'élève à 15 milliards d'euros.

Cependant, l'entreprise est responsable du démantèlement des centrales nucléaires. Engie a provisionné environ 8,77 milliards d'euros à cet effet, mais selon une nouvelle recommandation de Niras, ce montant devrait être porté à environ 12 milliards d'euros.

Engie souligne qu'il s'agit d'une recommandation préliminaire et non contraignante. Des discussions sont donc toujours en cours entre Engie et la Commission des installations nucléaires (CNV), un organisme de surveillance indépendant chargé d'évaluer si des fonds suffisants ont été mis de côté.

La ville de Huy contre le démantèlement

La semaine dernière, Engie a également annoncé son intention de démanteler les tours de refroidissement des centrales nucléaires de Tihange 1 et 2, alors que le gouvernement De Wever souhaiterait les conserver. l'un des deux unités en fonctionnement.

Entre-temps, la ville de Huy a introduit un recours contre le projet de démolition des tours de refroidissement. Vendredi, le Collège des Bourgmestre et Échevins a décidé d'introduire un recours auprès du ministre wallon de l'Infrastructure contre la décision d'octroyer à Engie un permis d'environnement pour le démantèlement des tours de refroidissement des centrales nucléaires de Tihange 1 et 2.

Selon la ville, il s'agit d'interventions irréversibles. Dans son argumentation, l'administration cite, entre autres, l'impact socio-économique, les dommages potentiels pour la ville, le risque de perte d'emplois et la possibilité que les deux réacteurs soient remis en service en cas de changement de politique énergétique.

“Notre objectif est de porter cette question à l'attention du gouvernement wallon, dont la majorité a inscrit la prolongation de l'énergie nucléaire dans son programme”, déclare le maire Christophe Collignon (PS). “Il est important de rouvrir le débat sur cette question.”

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