Smart a nommé Wolfgang Ufer à la tête de l'Allemagne pour devenir son prochain responsable pour l'Europe. M. Ufer est un initié de longue date qui a désormais pour mission de stabiliser une marque sous la pression des tarifs douaniers, de la baisse des immatriculations et d'un marché des véhicules électriques de plus en plus encombré.
Smart a déclaré que M. Ufer prendra la direction de ses opérations européennes en mars. Il succède à Dirk Adelmann, qui devient directeur général de Mercedes-Benz Suisse. Ce changement met fin au mandat de sept ans d'Adelmann à la tête de Smart en Europe.
Baisse de 62 pour cent
M. Ufer, qui dirige actuellement Smart en Allemagne, hérite d'une entreprise qui a vendu 13 100 véhicules en Europe en 2025, selon les chiffres de Dataforce. Ce n'est pas sa meilleure performance, puisqu'elle représente une baisse de 47% par rapport à l'année précédente.
La région dont M. Ufer est actuellement responsable, l'Allemagne, est le plus grand marché européen de Smart. Mais ce n'est pas une grande promotion pour son programme d'études, car ce marché s'est particulièrement mal comporté, avec des immatriculations en baisse de 62% l'année dernière, à 4 726 unités, malgré le lancement de nouveaux modèles.
De la niche au large
Mais le changement de direction doit être considéré comme un mouvement de continuité. M. Ufer travaille en étroite collaboration avec M. Adelmann depuis cinq ans et a passé plus de dix ans dans des fonctions liées à la marque Smart et à sa transformation en constructeur exclusivement électrique.
Auparavant, il a occupé des postes au sein de Mercedes, y compris des responsabilités au niveau du conseil d'administration au Luxembourg, et a ensuite dirigé l'initiative mondiale des villes intelligentes de Smart, alors que la marque s'orientait vers l'électrification.
M. Adelmann a dû contribuer à la renaissance de Smart, qui est passée d'une marque de mini-voitures de niche à un constructeur de voitures électriques à batterie couvrant plusieurs segments. L'entreprise a lancé le petit SUV #1, suivi du SUV compact de style coupé #3 et du SUV de taille moyenne #5, son plus gros véhicule à ce jour.
Cette stratégie la place directement face à des rivaux bien plus grands et mieux placés dans certains des segments les plus compétitifs d'Europe, sans que la marque ne s'appuie sur une image adaptée.
Jusqu'à présent, la nouvelle gamme de Smart ne s'est pas concrétisée par la croissance en volume prévue. Les chiffres de Dataforce montrent que le #1 a été le modèle le plus vendu en Europe l'année dernière, suivi par le #3 et le plus récent #5, mais la demande globale a été freinée par la hausse des prix et la perte des incitations sur des marchés importants tels que l'Allemagne (bien qu'elles aient été relancées pour 2026).
Point de départ chargé
La politique commerciale constitue un fardeau supplémentaire. Tous les modèles Smart sont construits en Chine par le biais de la structure de coentreprise avec Geely. Depuis la fin de l'année 2024, le portefeuille est soumis à un tarif d'importation combiné de 28,81 TTP3T.
Alors que d'autres marques soutenues par la Chine se sont tournées vers les hybrides et les hybrides rechargeables, ou ont annoncé une production européenne pour atténuer l'impact, Smart n'a jusqu'à présent rien signalé de tel. Son point de départ est chargé.
L'entreprise a toutefois annoncé son intention d'approfondir sa coopération avec Mercedes. Un retour aux sources figure également à l'agenda d'Ufer. Smart se prépare à faire revivre la minicar originale avec la #2, qui devrait faire ses débuts plus tard en 2026.



