L'homicide involontaire dans la circulation est inclus dans le code pénal belge

L'homicide involontaire dans la circulation est désormais un délit pénal en Belgique. La Chambre a donné son feu vert. Auparavant, les accidents mortels étaient généralement qualifiés d‘’homicide involontaire". La nouvelle législation, basée sur un projet de loi rédigé par la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V), fait désormais de l'homicide par véhicule un délit à part entière, assorti de peines nettement plus lourdes.

Cette loi a été réclamée principalement par la société et par les parents des victimes. C'est pourquoi la loi est d'abord un changement symbolique : le mot ’accident‘ ne rend pas tout à fait compte de la situation, en particulier dans les cas de conduite imprudente.

Il s'agit de situations impliquant des circonstances aggravantes, telles que la conduite sous l'influence de l'alcool ou de drogues, les grands excès de vitesse, la conduite sans permis de conduire valide et la fuite du lieu de l'accident. Le terme ‘homicide involontaire’ a souvent semblé injuste aux proches dans des cas tels que ceux énumérés ci-dessus.

Des sanctions plus sévères

En vertu du code pénal, toute personne reconnue coupable d'avoir ‘provoqué un accident mortel de la circulation’ est passible d'une peine d'emprisonnement maximale de cinq ans et d'une amende de 10 000 euros, quelle que soit la raison de l'accident.

Avec la réforme de l‘’homicide involontaire par infraction au code de la route", on espère non seulement renforcer la dissuasion, mais aussi imposer des sanctions potentiellement plus lourdes. Si l'homicide par véhicule est commis parce que l'auteur conduisait sous l'influence de l'alcool ou de drogues, sans permis de conduire valide, ou qu'il n'a pas respecté un feu rouge, la peine maximale est portée à dix ans et l'amende à 16 000 euros. Dans de nombreux cas, le permis de conduire est également retiré immédiatement pour une longue période ou définitivement.

Tendance générale dans l'UE

La Belgique n'est certainement pas le seul pays à avoir remplacé le terme ‘homicide involontaire’ par des termes plus sévères tels que ‘homicide involontaire dans la circulation’ ou ‘meurtre dans la circulation’. L'Italie, par exemple, a été l'un des pionniers dans ce domaine : en 2016, elle a introduit la loi ‘Omicidio Stradale’, qui prévoit des peines pouvant aller jusqu'à 18 ans.

La France a également aboli récemment le terme ‘homicide involontaire’ pour les délits routiers avec circonstances aggravantes. Aux Pays-Bas, l'expression ‘homicide involontaire dans la circulation’ n'est pas définie dans la loi, mais la législation a été considérablement renforcée en 2020. La loi a également été renforcée récemment en Espagne, en Irlande et en Pologne, ce qui reflète une tendance plus générale en Europe.

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