Cummins supprime 100 emplois dans son unité belge d'électrolyse à hydrogène

L'usine Cummins à Oevel (Westerlo, Belgique), anciennement connue sous le nom de Hydrogenics, arrête la production de la technologie de l'hydrogène après un quart de siècle. Selon les syndicats, une centaine d'emplois vont disparaître.

L'entreprise Cummins, cotée en bourse, a interrompu ses ventes mondiales d'électrolyseurs ; seuls les contrats en cours sont encore en cours d'exécution, laissant l'entreprise avec des pertes d'un peu moins d'un demi-milliard de dollars. Fin 2024, 100 emplois avaient déjà été supprimés et aujourd'hui, 100 autres emplois sont menacés.

L'hydrogène reste trop cher

Il y a quatre ans, l'entreprise a annoncé qu'elle investirait des millions dans l'usine, qui produit des électrolyseurs pour générer de l'hydrogène, mais le propriétaire américain a décidé de mettre fin à cette activité parce que le marché de l'hydrogène ne décolle pas. L'unité hydrogène de Cummins - Accelera - n'a tout simplement pas vu la demande se matérialiser assez rapidement. 

Le problème principal est que l'hydrogène vert reste trop cher et que les cadres de subvention sont lents et bureaucratiques. Les projets industriels sont retardés et, entre-temps, l'électrification des batteries a gagné les véhicules de tourisme.

Pas de fermeture complète

Des consultations sociales sont en cours pour parvenir à un accord et à un plan social pour Cummins à Oevel. Pour Cummins à Oevel, c'est la fin du chapitre sur l'hydrogène. Toutefois, une fermeture complète n'est pas encore à l'ordre du jour. Environ 80 fonctions seront conservées, notamment pour l'entretien des installations existantes.

Le marché de l'hydrogène était autrefois considéré comme une solution durable pour différents secteurs, mais il s'est avéré difficile de réduire les coûts. Cela signifie-t-il pour autant la fin de l'hydrogène en Europe ?

La Belgique et l'Europe ?

L'hydrogène n'est pas mort ; il se consolide. Mais le secteur s'oriente vers l'industrie lourde (acier, ammoniac, produits chimiques), les ports et les pôles industriels, les acteurs de l'infrastructure et les projets soutenus par l'État.

En ce qui concerne la Belgique, le pays reste stratégiquement positionné, le port d'Anvers-Bruges servant de plaque tournante pour l'hydrogène, Fluxys investissant dans une dorsale hydrogène et les projets IPCEI de l'UE étant toujours actifs. Cependant, les accords d'achat ne sont pas conclus assez rapidement et les prix de l'électricité restent élevés.

D'autres entreprises belges, comme Agfa-Gevaert et Bekaert, ont également dû ajuster leurs prévisions en raison de la faiblesse de la demande. Pour John Cockerill, la situation est différente. Le groupe industriel bénéficie du soutien de l'État et de l'infrastructure et se concentre sur les projets industriels, et non sur l'automobile, mais le risque d'exécution reste élevé.

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