Comment la Renault 5 est devenue la championne française des VE en 2025

Selon le média en ligne américain sur les véhicules électriques et les énergies renouvelables, CleanTechnica, Avec 37 997 immatriculations en 2025, la Renault 5 a été le véhicule électrique à batterie le plus vendu en France, tant en décembre que sur l'ensemble de l'année. C'est presque le double des 19 207 unités de la Tesla Model Y, ce qui en fait le leader incontesté du marché dans le cadre de la transition vers les VE en France.

Ce n'est pas un mince exploit. Depuis plusieurs années, le modèle Y est la référence européenne en matière de véhicules électriques à grand volume. Pourtant, en France, il a été battu de manière décisive par une voiture compacte à hayon d'inspiration rétro, dont le prix est plus accessible.

Cette performance s'inscrit dans le cadre d'une évolution plus large du marché français. CleanTechnica rapporte que les véhicules rechargeables (BEV plus hybrides rechargeables) ont atteint 26,7% de toutes les nouvelles immatriculations en France en 2025, contre 25,4% en 2024.

La France obtient des résultats supérieurs à la moyenne

Les BEV à eux seuls ont atteint une part de 20,0%, tandis que les hybrides rechargeables sont retombés à 6,7%. Les chiffres de décembre étaient encore plus élevés, avec 34,4% pour les plug-ins et 24,4% pour les BEV, ce qui suggère une accélération vers la fin de l'année, même si le marché automobile total s'est contracté.

Par rapport à l'ensemble de l'Union européenne, la France obtient des résultats supérieurs à la moyenne, mais n'est pas en tête. L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) indique que les BEV ont représenté 17,4% des immatriculations dans l'UE en 2025, contre 13,6% un an plus tôt.

La croissance du marché français des BEV, d'environ +12,5%, place la France parmi les quatre plus grands marchés de VE de l'Union européenne, aux côtés de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique. Cependant, ce qui distingue la France, ce n'est pas seulement le volume, mais le rôle des marques nationales dans l'augmentation de ce volume.

Principalement des marques françaises

Le classement français des dix premiers BEV sur l'année souligne l'étendue de la gamme de Renault. Après la Renault 5 (37 997 unités) et la Tesla Model Y (19 207), la Renault Scénic E-Tech suit avec 16 128 immatriculations, tandis que la Renault Mégane E-Tech en compte 8 752.

Trois modèles Renault, couvrant les segments des berlines compactes, des SUV familiaux et des crossovers, se sont classés dans le top 10 national. Aucune autre marque n'a égalé cette gamme au sommet du marché français des BEV.

Plus généralement, les constructeurs français ont été très présents. Les Peugeot e-208 (14 290 unités) et Peugeot e-2008 (8 231) sont toutes deux bien placées, tandis que la ë-C3 de Citroën figure également en bonne place.

Au total, les marques françaises occupaient la majorité des positions de tête, ce qui suggère que la transition des VE en France est ancrée par des marques nationales familières plutôt que dominée par des importations.

La politique au cœur de l'action

La tendance des ventes de VE en France en 2025 n'est pas due uniquement à l'attrait de la marque, mais aussi à la conception de la politique. Le bonus écologique et les programmes connexes du pays ont fourni plusieurs milliers d'euros d'aide à l'achat pour les véhicules électriques à batterie éligibles, avec une aide plus élevée pour les ménages à faible revenu et des primes supplémentaires pour les voitures assemblées en Europe avec des batteries européennes.

Ces incitations étant plus avantageuses dans les segments de prix inférieurs et moyens, elles ont profité de manière disproportionnée aux modèles compacts produits localement, tels que la Renault 5, la Peugeot e-208 et la Citroën ë-C3. Il en résulte un marché où la politique industrielle nationale, les seuils d'accessibilité et la familiarité des consommateurs s'alignent, ce qui permet aux marques françaises de dominer le haut du classement des VE.

Les marques allemandes en tête en Belgique

La Belgique présente un schéma différent. Avec des BEV représentant environ 34-35% des nouvelles immatriculations en 2025, la part des VE en Belgique est nettement plus élevée qu'en France.

Cependant, sa liste des dix premiers est dominée par des modèles allemands haut de gamme tels que la BMW iX1, l'Audi Q6 e-tron, l'Audi Q4 e-tron et les variantes ID de Volkswagen, aux côtés de la Tesla Model Y.

Les marques françaises sont largement absentes de la catégorie supérieure en Belgique. Ce contraste reflète la forte culture de la voiture d'entreprise en Belgique et la demande des flottes de véhicules, régie par les taxes, qui favorise les modèles plus chers.

Prises ensemble, les données de 2025 suggèrent deux voies d'électrification distinctes. La Belgique progresse rapidement en termes de pourcentage, sous l'impulsion des flottes d'entreprises et des importations haut de gamme.

La France, quant à elle, est en train de normaliser les VE grâce à des succès nationaux sur le marché de masse. L'avance décisive de la Renault 5 sur la Tesla Model Y résume bien cette dynamique : un véhicule électrique à prix compétitif, de marque locale, qui séduit le grand public à grande échelle.

Vous aimerez peut-être aussi

Créez un compte gratuit ou connectez-vous.

Accédez à la lecture de cet article, ainsi qu'à un nombre limité de contenus gratuits.

Oui, je souhaite recevoir les nouveaux contenus et les mises à jour.