SAIC-GM-Wuling a dévoilé la cinquième génération de son emblématique Hongguang Mini EV, la voiture électrique lilliputienne qui s'est vendue à plus de 1,8 million d'exemplaires depuis ses débuts en 2020. La mise à jour apporte des éléments de style d'inspiration rétro et un signal clair que le parcours remarquable de la minuscule EV est loin d'être terminé.
Les chiffres sont stupéfiants. La famille Hongguang Mini EV a écoulé 435 598 unités rien que l'année dernière, portant les ventes cumulées à plus de 1,8 million d'unités.
Cela en fait non seulement le véhicule à énergie nouvelle le plus vendu en Chine, un titre qu'il détient depuis 65 mois consécutifs, mais aussi sans doute le modèle de véhicule électrique le plus commercialisé au monde. Si vous connaissez la Tesla Model Y et non la Hongguang, c'est parce qu'elle n'est pas disponible en dehors de la Chine et qu'elle est difficile à prononcer.
Lorsque Wuling a lancé la Mini EV originale Avec un prix de départ inférieur à 4 500 euros, elle a réécrit les règles de la mobilité électrique. Elle a prouvé que la révolution des véhicules électriques ne devait pas nécessairement commencer dans le segment haut de gamme.
Au lieu de cela, il pourrait faire des étincelles dans un espace de stationnement d'à peine trois mètres de long, ce qui est attrayant dans les rues secondaires encombrées des villes chinoises denses et surpeuplées.
Quoi de neuf ?
La cinquième génération s'appuie sur cet ADN populaire, mais unifie pour la première fois le design des carrosseries deux portes et quatre portes. Le changement le plus frappant : des phares et des feux arrière circulaires d'inspiration rétro reliés par une bande lumineuse LED sur toute la largeur, complétés par un toit flottant noir contrasté.
Wuling l'appelle le langage de conception “sweet cube”. Pour traduire ce code, il s'agit d'adoucir les proportions cubiques par des éléments arrondis qui donnent à la voiture un caractère distinctif, proche de celui d'un jouet, et attachant.
La Mini EV s'inspire également de son homonyme allemande. Trois nouvelles couleurs rétro - vert, blanc et gris - sont associées au toit noir pour créer des combinaisons bicolores clairement destinées aux jeunes acheteurs urbains. De nouvelles jantes en forme de trèfle différencient encore davantage le modèle de ses prédécesseurs.
Un réservoir plus petit que celui d'un PHEV
L'empreinte au sol reste minime. La version quatre portes mesure 3 268 mm de long, 1 520 mm de large et 1 575 mm de haut, sur un empattement de 2 190 mm. La version deux portes mesure 3 043 mm de long pour un empattement de 1 965 mm.

Sous la carrosserie, le groupe motopropulseur reprend celui de la génération précédente : des moteurs synchrones à aimants permanents montés à l'arrière, d'une puissance de 15 à 30 kW (20-40 ch), associés à des batteries lithium-ion de 9,2, 13,8 ou 26 kWh.
À l'exception du troisième, c'est moins que pour les véhicules hybrides rechargeables d'aujourd'hui. Ils ont une autonomie de 120 à 280 km. Cela semble peu, mais c'est en fait parfaitement adéquat pour les courts trajets urbains pour lesquels la voiture est conçue. Ne soyez pas trop ambitieux avec la vitesse de pointe. À 100 km/h, elle est dépassée.
Encore étonnamment bon marché
Les prix de la cinquième génération n'ont pas été officiellement annoncés, mais ceux de la génération actuelle donnent une bonne indication de ce qu'ils seront. La version quatre portes est proposée à partir de 44 800 RMB (environ 5 900 euros), et la version deux portes à partir de 32 800 RMB (environ 4 300 euros), un prix encore plus remarquable.
La deux portes coûte moins cher que de nombreux vélos électriques européens haut de gamme. Dans l'hypothèse d'une exportation en Europe, le prix triplerait et s'établirait au moins à 12 000 euros.
Une concurrence accrue
Lorsque la Mini EV est apparue, le segment des micro-véhicules électriques ultra-abordables lui était pratiquement réservé. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Des concurrents tels que le Chery QQ Ice Cream, le Geely Panda Mini EV, et même la Un micro-véhicule électrique de marque Schtroumpf de la filiale Livan de Geely se sont taillé leur propre créneau.
Pourtant, aucune d'entre elles n'est parvenue à détrôner la Mini EV. La reconnaissance de la marque par les consommateurs chinois est si profondément ancrée que Wuling peut se permettre d'itérer plutôt que de réinventer. L'amélioration de la formule à chaque mise à jour semble suffire, tandis que les concurrents s'efforcent d'égaler sa combinaison de prix, de praticité et de personnalité.
Quelle est l'importance de ce projet en dehors de la Chine ?
La Hongguang Mini EV n'arrive pas, et n'arrivera certainement jamais, en Europe, malgré le nouveau cadre réglementaire sur les petits véhicules électriques en cours d'élaboration. Elle n'est pas conçue pour répondre aux normes européennes en matière de crash-tests, de vitesse sur autoroute, ni aux attentes des consommateurs en matière d'autonomie ou d'infrastructure de recharge.
Mais elle est importante en tant que preuve : aucune autre voiture ne démontre aussi courageusement que la mobilité électrique peut être démocratisée à des prix qui font paraître les véhicules à moteur à combustion interne onéreux en comparaison. Elle montre que la transition n'a pas besoin de subventions publiques pour réussir.


