Les chemins de fer belges augmentent considérablement les amendes pour les fraudeurs

L'année dernière, la SNCB a infligé des amendes administratives pour un montant total de 32,5 millions d'euros, soit près de 5 millions de plus qu'en 2024. L'augmentation provient presque exclusivement des amendes de catégorie 3 pour fraude tarifaire, qui représentent la quasi-totalité des amendes.

En 2024, la SNCB a infligé 89.000 amendes (+16.654), pour un montant de 32,5 millions d'euros. Le plus grand nombre d'amendes a été émis par le plus grand nombre. Le nombre d'amendes est passé de 72.348 en 2024 à 84.075 l'année dernière, pour un montant de 32,1 millions d'euros, soit une augmentation de 4,4 millions d'euros.

Il est frappant de constater que la plus grande partie des amendes pour fraude a été délivrée en Wallonie, à savoir 44 806, contre 28 065 en Flandre et 11 204 à Bruxelles.

Amendes pour comportement violent

Les amendes imposées par les chemins de fer se répartissent en quatre catégories : nuisances mineures (première catégorie) ; vandalisme, graffitis et utilisation abusive du frein d'urgence (deuxième catégorie) ; évasion tarifaire ; et, enfin, infractions graves telles que comportement violent, intimidation du personnel et perturbation délibérée du trafic ferroviaire.

Le nombre d'amendes dans cette dernière catégorie a également augmenté, passant de 486 à 519, pour un montant total de 138 550 euros et 146 900 euros, respectivement.

Le député Frank Troosters (Vlaams Belang), qui a demandé les chiffres au ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés), déclare que “le personnel de la SNCB devient de plus en plus le souffre-douleur d'une partie de la société”. Il estime donc qu'il est grand temps que le personnel des trains ait enfin la possibilité et les moyens de mieux se défendre.

La police ferroviaire fédérale est armée et est présente en permanence dans les plus grandes gares de Belgique, où elle patrouille dans les gares et les trains. Toutefois, cette police est confrontée à une pénurie de personnel, de sorte que Securail est souvent la seule force présente sur les lieux.

Menottes et spray au poivre

Les agents de sécurité de Securail, qui sont actuellement au nombre de 600 environ, ne portent pas d'armes à feu, mais ils disposent d'équipements tels que des menottes et du gaz poivré, qui peuvent être utilisés dans des conditions strictes.

Leurs pouvoirs comprennent la vérification des identités, l'établissement de rapports, la vérification des personnes et la délivrance de billets valables. Le syndicat socialiste CGSP a demandé un meilleur armement et davantage de pouvoirs pour les agents de Securail contre la violence impliquant des armes blanches dans les gares.

Les conducteurs de train, quant à eux, ne s'occupent que du service à la clientèle et des tâches opérationnelles. Les armer reviendrait à les faire passer d'un rôle social à un rôle policier, ce que les syndicats refusent souvent.

Les premiers intervenants refusent souvent d'être soumis à un examen psychologique constant, et la présence d'armes peut en fait aggraver une situation, par exemple une dispute verbale au sujet d'une contravention.

La lutte contre la fraude est une priorité pour la SNCB. Les discussions sur l'absence de titre de transport valable sont la principale raison du manque d'agressivité à l'égard du personnel des trains.

Vous aimerez peut-être aussi

Créez un compte gratuit ou connectez-vous.

Accédez à la lecture de cet article, ainsi qu'à un nombre limité de contenus gratuits.

Oui, je souhaite recevoir les nouveaux contenus et les mises à jour.