L'européen L'Agence spatiale européenne (ESA) lancera une nouvelle série de satellites dans l'espace à partir du 24 mars. L'objectif est de créer une nouvelle couche de satellites volant à basse altitude qui rendra le système de navigation européen plus robuste, plus sûr et plus résistant, y compris contre les attaques extérieures. Mais la précision et la vitesse devraient également s'améliorer, ce qui est important pour les drones et les voitures autonomes.
Galileo, le système de navigation européen opérationnel depuis 2016, est actuellement composé de 28 satellites en orbite autour de la Terre à plus de 23 000 kilomètres d'altitude. La mission ‘Celeste’ vise à en ajouter onze autres pour rendre Galileo encore plus rapide et plus précis.
Nouvelle-Zélande
Les nouveaux satellites en orbite basse se déplaceront à environ 500 kilomètres. Ils renforceront le système, amplifieront les signaux, amélioreront la précision et la vitesse, et augmenteront la résistance au brouillage (blocage des signaux), au spoofing (envoi de faux signaux) et aux cyberattaques.
Les deux premiers satellites de la mission Celeste LEO-PNT (Low Earth Orbit Positioning, Navigation, and Timing) de l'ESA devraient décoller le 24 mars d'une plateforme située en Nouvelle-Zélande.
Pourquoi la navigation par satellite est-elle si importante ?
Les satellites de navigation sont utilisés pour bien plus que des cartes. Ils assurent le positionnement des smartphones, des voitures (autopilotées), des navires, des avions et des drones, ainsi que la synchronisation précise des réseaux de télécommunications, la synchronisation d'Internet, les transactions bancaires et les réseaux électriques. Les infrastructures modernes dépendent fortement de ces signaux.
La navigation par satellite fonctionne en mesurant le temps de parcours du signal. Les signaux radio se déplaçant à la vitesse de la lumière, toute erreur temporelle, même minime, entraîne d'importantes erreurs de positionnement. Par exemple, une erreur d'horloge d'une milliseconde peut entraîner une erreur de navigation d'environ 300 kilomètres.
Conflits géopolitiques
Un système de navigation robuste peut également aider à faire face aux pannes d'électricité (comme celle qui a touché l'Espagne et le Portugal en avril 2025), par exemple en permettant de passer d'un réseau à l'autre. La couche satellitaire supplémentaire peut également jouer un rôle utile dans la défense européenne. En effet, le réseau de navigation européen est régulièrement confronté au brouillage et à la manipulation.
Dans certaines régions, les risques sont encore plus élevés en raison de conflits militaires ou géopolitiques. C'est pourquoi l'ESA souhaite créer un ‘système multi-orbite’ à plusieurs niveaux afin de rendre l'ensemble du réseau encore plus robuste, plus résistant et donc plus sûr.
Système de positionnement global
Le pendant américain de Galileo, le GPS (Global Positioning System), est opérationnel depuis 1995. Le GPS a été conçu à l'origine pour un usage militaire, tandis que Galileo a été conçu dès le départ pour la navigation civile de précision.
Aujourd'hui, la plupart des appareils utilisent plusieurs systèmes simultanément. Toutefois, en Europe, les téléphones portables reposent souvent sur le système de navigation Galileo, car ses signaux sont plus puissants et plus précis, en particulier dans les environnements urbains. L'Europe ayant construit le système, la géométrie de la constellation est optimisée pour les latitudes européennes.


