Les VE gagnent discrètement du terrain sur le marché belge des voitures d'occasion

Après un début d'année morose, le marché belge des voitures d'occasion a rebondi en mars. Le Salon de l'auto de Bruxelles y est pour quelque chose. Mais ce qui compte, c'est ce qui se passe sous le capot : un parc automobile vieillissant, un acheteur privé prudent et une part d'électricité qui augmente lentement et régulièrement.

Le premier trimestre 2026 n'a pas été très bon pour le marché belge des voitures d'occasion. Au total, 181.953 voitures particulières d'occasion ont été immatriculées entre janvier et mars, soit une baisse de 2,3% par rapport à la même période en 2025.

Janvier a été le pire mois (-7,0%), février est resté négatif (-1,7%), mais mars a réussi à clôturer dans le vert, avec une hausse de 2,0% d'une année sur l'autre, bien qu'aidée par un jour ouvrable supplémentaire.

Pour expliquer ce renversement de tendance, la fédération belge du commerce automobile Traxio évoque ce qu'elle appelle “l'effet salon”. Les acheteurs qui ont visité le salon de l'automobile de Bruxelles et commandé une nouvelle voiture en prennent maintenant livraison et rendent leur ancienne voiture.

Cette vague de reprises alimente directement l'offre de voitures d'occasion et, partant, la demande. Il s'avère que l'effet du salon se répercute sur les deux extrémités du marché.

Les acheteurs privés règnent en maîtres

Le marché des voitures d'occasion en Belgique reste essentiellement une affaire privée. Quelque 90,7% de toutes les immatriculations de voitures d'occasion au premier trimestre ont été effectuées par des acheteurs individuels plutôt que par des entreprises ou des sociétés de crédit-bail. Il s'agit donc d'un marché très différent de celui des voitures neuves, où ces canaux dominent les transactions.

Ces acheteurs privés continuent, pour la plupart, à opter pour la combustion. Les voitures à essence représentent 56% des immatriculations d'occasion, le diesel 22,7% et les hybrides complets 15,3%. Les véhicules entièrement électriques ne représentent que 5,5% du marché de l'occasion. C'est une part modeste, mais elle augmente (+0,9%).

Qui achète des VE d'occasion ?

Le profil d'un acheteur de VE d'occasion est toutefois complètement différent. Plus de la moitié (55%) le font pour le compte d'une entreprise ou d'une société de leasing et non pour des particuliers. L'utilisation de véhicules électriques d'occasion par les particuliers reste donc limitée. Le marché des véhicules d'occasion reconnaît que l'électrification reste une affaire d'entreprise.

Le prix reste l'obstacle le plus évident. Bien qu'un VE d'occasion soit considérablement moins cher qu'un véhicule neuf, l'écart par rapport aux véhicules à combustion comparables est encore suffisamment important pour faire hésiter de nombreux acheteurs privés. Le marché des VE d'occasion se développe d'abord du côté de l'offre ; la demande privée suit, mais lentement.

Les noms classiques en tête

Quant à savoir ce que les gens achètent réellement, les suspects habituels émergent. La Volkswagen Golf est en tête du palmarès des véhicules d'occasion du premier trimestre avec 7 011 immatriculations, suivie de la VW Polo (5 385) et de l'Opel Corsa (4 598). La BMW Série 3 (3 881) et la BMW Série 1 (3 549) complètent le top cinq.

Malgré la reprise du mois dernier, l'ambiance dans les salles d'exposition n'est pas au beau fixe. Les sondages effectués par TRAXIO auprès des concessionnaires indiquent que l'escalade de la crise au Moyen-Orient a déjà entraîné une baisse mesurable de la confiance des acheteurs et de la fréquentation de certains concessionnaires.

Pour le segment des VE d'occasion en particulier, une surprise est à prévoir si la crise pétrolière persiste et si les véhicules d'occasion atteignent des prix abordables.

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