La Geely E2 débarque en Belgique forte de son succès commercial en Chine

Geely lancera l'E2 en Belgique après l'été, introduisant ainsi l'un des plus grands succès récents de la Chine dans le domaine des véhicules électriques sur le marché européen très concurrentiel des petites voitures.

Cette compacte à cinq portes vise à permettre à Geely de s'imposer sur le segment d'entrée de gamme du marché des véhicules électriques, avec un prix de départ d'environ 20 000 €, mais les prix définitifs en Belgique et plusieurs détails techniques essentiels n'ont pas encore été dévoilés.

L'E2 sera disponible en versions Max, Pro et Ultra. Geely annonce une autonomie de 252 km pour la version Max et de 345 km pour les versions Pro et Ultra, bien que son communiqué belge ne précise pas le cycle d'essai utilisé. Toutes les versions sont équipées d'une batterie LFP, de sièges avant chauffants et d'un écran central de 14,6 pouces.

L'Ultra est équipée d'une caméra de stationnement à 540 degrés. Geely met également en avant l'agencement intérieur du véhicule : son coffre de 375 litres, son compartiment avant de 70 litres, son plancher arrière plat et ses plus de 30 espaces de rangement constituent des atouts d'une praticité hors du commun pour une voiture de cette taille.

Le Geely Xingyuan, destiné au marché chinois, donne un aperçu de l'habitacle minimaliste de l'E2 pour la Belgique, bien que les finitions, les logiciels et les fonctionnalités de connectivité définitifs pour le marché européen restent à confirmer /Geely

Xingyuan en Chine

La version belge est la cousine d'outre-mer de la Geely Xingyuan commercialisée en Chine et de l'EX2 sur d'autres marchés d'exportation. Il s'agit d'une berline à hayon de 4,135 mètres à propulsion arrière, dotée d'un empattement de 2,65 mètres et d'une suspension arrière multibras.

Toutefois, les acheteurs ne doivent pas partir du principe que les caractéristiques techniques chinoises seront reprises telles quelles. La dernière Xingyuan est proposée en six versions, équipées de batteries LFP de 35 ou 45 kWh et offrant une autonomie de 410 ou 480 km selon le cycle d'essai CLTC chinois, réputé optimiste.

Les versions précédentes étaient équipées de batteries de 30,12 ou 40,16 kWh et de moteurs de 58 ou 85 kW. Geely n'a pas encore confirmé les capacités des batteries, les puissances ni les débits de recharge de l'E2 sur le marché belge.

Le prix sera déterminant. Geely n'a pas publié de liste de prix pour la Belgique, les Pays-Bas ou l'Allemagne. Selon certaines sources néerlandaises, le prix d'entrée de gamme s'élèverait toutefois à environ 20 000 €, ce qui permettrait à l'E2 de se positionner de manière crédible sur le marché belge en misant sur un excellent rapport qualité-prix.

En Chine, le prix officiel du Xingyuan varie entre 64 800 et 94 800 yuans, avec une offre de lancement temporaire à partir de 61 800 yuans. Cela représente entre 8 000 et 12 300 euros avant aides et taxes. Le chiffre européen, nettement plus élevé, ne permet pas une comparaison à périmètre constant une fois pris en compte les frais de transport, la TVA, la distribution, l'homologation et les droits d'importation.

Déjà présent en Belgique

Geely Auto ne fait d'ailleurs plus ses premiers pas en Belgique. La marque principale s'est lancée ici en début d'année avec le SUV électrique E5 et l'hybride rechargeable Starray EM-i, et a déjà ouvert des points de vente à Bruges, Zellik et Deinze dans le cadre d'un déploiement plus large au Benelux visant à atteindre environ 35 points de vente et de service d'ici fin 2026.

Ce modèle affiche des résultats impressionnants sur son marché national. Le Xingyuan a enregistré 465 775 ventes au détail en Chine en 2025 et 122 049 au cours des quatre premiers mois de 2026.

Le chiffre de plus de 600 000 ventes cumulées avancé dans le communiqué de presse belge de Geely doit donc être considéré comme une étape franchie au cours de la période de lancement, plutôt que comme le total mondial exact de la première année.

Une future E2 pourrait-elle être assemblée en Europe ?

Les arguments commerciaux prennent de l'ampleur. Les véhicules électriques à batterie (BEV) fabriqués par Geely et importés de Chine sont soumis à un droit compensateur supplémentaire de l'UE de 18,81 TP3T, et le fondateur de Geely, Li Shufu, s'est prononcé en faveur de l'utilisation des capacités industrielles existantes du groupe plutôt que de la construction de nouvelles usines à l'étranger.

PDG de Volvo Cars Håkan Samuelsson a récemment déclaré : Il serait “ positif et envisageable ” que les marques du groupe Geely fabriquent des voitures dans les usines européennes de Volvo, notamment à Gand.

Le site belge a déjà prouvé qu'il était capable d'intégrer un nouveau modèle électrique, puisqu'il lancera la production de l'EX30 en 2025 après un investissement de 200 millions d'euros dans la robotique, l'assemblage des batteries et une nouvelle plateforme automobile.

Cela ne fait toutefois pas de Gand le site de choix pour la production de l'E2. L'E2 repose en effet sur l'architecture GEA de Geely, tandis que la gamme EX30 s'appuie sur l'architecture SEA.

Le partage d'une usine est envisageable, mais un modèle GEA devrait tout de même faire l'objet d'une industrialisation spécifique, d'une mise en place du réseau de fournisseurs et d'un volume de production européen suffisant. Les coûts de main-d'œuvre et d'énergie relativement élevés à Gand constituent un autre obstacle.

Vous aimerez peut-être aussi

Créez un compte gratuit ou connectez-vous.

Accédez à la lecture de cet article, ainsi qu'à un nombre limité de contenus gratuits.

Oui, je souhaite recevoir les nouveaux contenus et les mises à jour.