Plus de la moitié (51%) des Les PME belges subissent les conséquences de la hausse des coûts de l'énergie et de la mobilité et s'attendent à de nouvelles hausses. Les entreprises du secteur secondaire, notamment celles du bâtiment et de la logistique, ressentent une pression croissante. Pourtant, l'indemnisation des salariés reste l'exception plutôt que la règle.
Une étude menée par le prestataire de services RH SD Worx révèle que seules 3% des PME ont déjà augmenté le remboursement des frais de déplacement en voiture particulière, tandis que 7% envisagent de le faire et que 25% restent ouvertes à cette idée.
Pour les deux tiers des PME, une augmentation des cotisations n'est actuellement pas envisageable. La décision d'augmenter ou non les cotisations dans les PME s'explique principalement par l'impact financier que cela implique.
Grandes entreprises
La situation est toutefois différente pour les entreprises comptant au moins 250 salariés. Les grandes entreprises semblent plus disposées à faire preuve de souplesse envers leurs salariés : 20%, soit un sur cinq, indiquent qu'ils ont l'intention de mettre en place une augmentation non imposable du remboursement des frais de déplacement domicile-travail en voiture particulière ; 44% sont disposés à le faire. Lorsque les grandes entreprises augmentent les rémunérations, la hausse moyenne s'élève à près de 10% (9,75%).
Les grands employeurs font également preuve d'une plus grande souplesse en matière de déplacements professionnels. Près de la moitié d'entre eux (46%) sont disposés à accorder une indemnité kilométrique plus élevée. Une personne sur trois (32%) n'y est pas favorable.
Différences régionales
Les différences régionales sont toutefois considérables. L'utilisation de la voiture particulière est particulièrement répandue en Wallonie et dans les secteurs industriels, tandis que Bruxelles s'appuie beaucoup plus sur les transports en commun.
En Wallonie, 58% de salariés ont perçu une indemnité pour l'utilisation de leur véhicule personnel. En Flandre, ce chiffre s'élève à 44%, et à Bruxelles, à 23%. Les employeurs bruxellois prennent en charge les frais de transports en commun beaucoup plus fréquemment.
Autres pays
Ces chiffres sont tirés d'une étude réalisée par SD Worx en juin de cette année, à laquelle ont participé près de 700 employeurs en Belgique (250 grandes entreprises et 448 PME).
L'approche de la Belgique diffère également de celle de ses pays voisins. Les Pays-Bas ont relevé leur plafond général d'exonération fiscale à 0,25 € par kilomètre en 2026, même si le versement de cette indemnité reste facultatif.
La France oblige les employeurs à prendre en charge au moins 50% du coût des abonnements aux transports en commun et accorde des avantages fiscaux pour le vélo, le covoiturage et d'autres modes de mobilité durable.
Élément de la stratégie RH
L'Allemagne soutient principalement les navetteurs grâce à une déduction fiscale de 0,38 € par kilomètre parcouru en aller simple, dès le premier kilomètre, tandis que le Luxembourg combine la gratuité des transports publics nationaux avec une déduction fiscale calculée en fonction de la distance parcourue, pouvant atteindre 2 574 € par an.
L'étude montre que la mobilité s'inscrit de plus en plus dans une stratégie RH plus large. Les PME cherchent avant tout à maîtriser leurs coûts, tandis que les grandes entreprises ont tendance à se concentrer sur les moyens d'absorber la hausse des coûts de transport tout en conservant leur attractivité en tant qu'employeurs.


