Chiffres Les données d'Eurostat, l'office statistique européen, montrent que les énergies renouvelables représentaient plus d'un quart (26,21 TP3T) de la consommation finale d'énergie dans l'Union européenne en 2025. Un an plus tôt, ce chiffre s'élevait à 25,21 TP3T, et l'objectif contraignant de l'UE pour 2030 est de 42,51 TP3T, avec l'ambition d'atteindre 451 TP3T.
Eurostat a calculé que la part de l'UE devrait donc augmenter en moyenne d'environ 3,3 points de pourcentage par an entre 2026 et 2030, soit à un rythme bien plus rapide que celui observé récemment.
La Suède fait figure de pionnière
La Suède arrive en tête de l'UE avec 65,41 TP3T, suivie de la Finlande à 53,01 TP3T et du Danemark à 48,21 TP3T. La Belgique occupe la dernière place parmi les 27 États membres de l'UE avec 14,91 TP3T, derrière la Slovaquie (16,31 TP3T) et l'Irlande (17,21 TP3T). Les 14,91 TP3T de la Belgique ne correspondent qu'à environ 57% par rapport à la moyenne de l'UE.
L'électricité issue des énergies renouvelables a enregistré des résultats nettement meilleurs dans l'UE. Elle a représenté 49,91 TP3T de la consommation brute d'électricité de l'UE en 2025, contre 47,51 TP3T en 2024. L'éolien et le solaire ont été les principaux moteurs de cette croissance, tandis que la production solaire photovoltaïque est passée de 7,4 TWh en 2008 à 304 TWh en 2024.
Le chauffage et la climatisation restent le volet de la transition qui progresse le plus lentement. La part de l'UE a atteint environ 27,41 TP3T en 2025, mais les chiffres nationaux détaillés ne sont disponibles que pour 2024. Les données relatives aux transports ne sont également disponibles que jusqu'en 2024.
La Belgique occupe la dernière place
La Belgique globale Cette dernière place masque des différences considérables entre les secteurs. En ce qui concerne électricité, le 34,31 TP3T de la Belgique est bien inférieur à la moyenne de l'UE, mais légèrement supérieur à celui de la France et nettement supérieur à celui du Luxembourg. Le réseau électrique belge n'est donc pas la principale raison qui explique la dernière place du pays au classement général.
En ce qui concerne chauffage et climatisationPar exemple, la Belgique (avec un score de 11,3) était pratiquement à égalité avec les Pays-Bas et ne devançait que l'Irlande. La moyenne de l'UE s'élevait à 26,71 TP3T, tandis que la Suède et l'Estonie atteignaient près de 681 TP3T. Il s'agit là de la faiblesse structurelle la plus évidente de la Belgique.
En ce qui concerne transport En ce qui concerne ce critère, le chiffre de 12,71 TP3T enregistré par la Belgique était supérieur à la moyenne de l'UE, qui s'établissait à 11,21 TP3T, et devançait ceux de l'Allemagne, de la France, du Luxembourg et de l'Irlande. Seuls la Suède, la Finlande, les Pays-Bas et quelques autres pays ont obtenu de meilleurs résultats.
La Belgique a donc progressé, mais plus lentement que l'Europe. La part globale des énergies renouvelables en Belgique est passée de 1,91 TP3T en 2004 à 14,91 TP3T en 2025, tandis que celle de l'UE est passée de 9,61 TP3T à 26,21 TP3T sur la même période. La Belgique a gagné environ 1,9 point de pourcentage, tandis que l'UE a gagné environ 4,3 points.
Pourquoi la Belgique se situe-t-elle si bas dans le classement ?
Premièrement, le chauffage à partir d'énergies renouvelables est extrêmement peu développé. La Belgique reste fortement dépendante du gaz naturel et du pétrole pour le chauffage des bâtiments et l'industrie. Deuxièmement, la Belgique dispose de moins de ressources naturelles favorables que les pays nordiques leaders dans ce domaine.
La Belgique dispose d'un bon potentiel éolien offshore et solaire, mais pratiquement aucune ressource hydroélectrique à grande échelle. Elle ne peut donc pas reproduire facilement le mix d'énergies renouvelables de la Suède, de la Finlande ou de l'Autriche.
Troisièmement, la Belgique présente un dénominateur de demande énergétique relativement élevé, caractérisé notamment par une industrie à forte intensité énergétique, des activités de transport très denses et un parc immobilier dont le chauffage reste coûteux.
Conclusion
La Belgique occupe en effet la dernière place de l'Union européenne en ce qui concerne la part globale des énergies renouvelables. Elle n'est toutefois pas en queue de peloton pour l'électricité renouvelable, puisqu'elle se classe aux alentours de la 19e place. Son véritable talon d'Achille réside dans le chauffage et la climatisation, où elle occupe la 26e place. Elle affiche en revanche des résultats relativement bons dans le domaine des transports, où elle se classe environ septième.
En conclusion : la Belgique occupe la dernière place de l'UE en matière d'énergies renouvelables, principalement en raison du recours au chauffage fossile et de la lenteur des progrès globaux, malgré un résultat moyen dans le domaine de l'électricité et un résultat supérieur à la moyenne dans celui des transports.


