Paris a renforcé les mesures de sécurité destinées aux utilisateurs de trottinettes électriques par le biais de la réglementation routière, des limitations de vitesse et des contrôles. Les utilisateurs sont désormais également tenus de porter un casque et un gilet haute visibilité lorsqu'ils circulent en trottinette sur la voie publique.
Sans casque homologué, ils s'exposent à une amende de 135 euros ; le fait de ne pas porter de gilet réfléchissant peut entraîner une amende de 35 euros.
Ce durcissement de la réglementation fait suite à une série d'accidents graves impliquant des trottinettes électriques. Selon l'organisme français de surveillance de la sécurité routière, 79 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de trottinette électrique l'année dernière, contre 45 l'année précédente. Rien qu'à Paris, environ 1 100 personnes ont été blessées, soit une augmentation de 33% par rapport à l'année précédente.
Paris s'est déjà attaché à réduire la vitesse, à interdire la circulation des trottinettes électriques sur les trottoirs, à améliorer les équipements de sécurité, à réglementer le stationnement et à renforcer les contrôles policiers. NEt puis, en plus de ça, il y a les casques et les vestes.
‘ Un simple pansement sur le problème ’ ?
Une petite réserve, toutefois : Le port du casque est tout à fait logique : il protège les utilisateurs contre les traumatismes crâniens. En revanche, l'obligation de porter un gilet haute visibilité n'est qu'un palliatif au problème des accidents mortels causés par les voitures. Cela revient en substance à dire que le problème ne réside pas dans les trottinettes électriques elles-mêmes, mais dans la circulation automobile en ville.
La vitesse des trottinettes électriques est généralement limitée à 25 km/h, et leur circulation est interdite sur les trottoirs. Elles doivent être équipées de feux avant et arrière, de catadioptres, d'un système de freinage et d'un klaxon ou d'une sonnette. La réglementation parisienne en vigueur stipule que les utilisateurs doivent être âgés d'au moins 14 ans pour circuler sur la voie publique.
Dérogation pour les vélos électriques
Toutes ces exigences s'appliquent également aux autres catégories de moyens de transport individuels motorisés, notamment les monocycles électriques et les hoverboards. Les vélos électriques semblent toutefois constituer une exception notable.
La législation française établit une distinction entre les vélos à assistance électrique et les “ engins de mobilité personnelle motorisés ”. Cela signifie que les nouvelles obligations relatives au port du casque et à la haute visibilité ne semblent pas s'appliquer aux vélos à assistance électrique classiques dont la vitesse maximale est de 25 km/h.
Interdiction des trottinettes électriques en location
Auparavant, Paris avait déjà adopté une position ferme à l'égard des trottinettes électriques ces dernières années, en interdisant les trottinettes en libre-service en 2023, à la suite d'un référendum public, tout en continuant d'autoriser la circulation des trottinettes privées.
Ces derniers restent extrêmement populaires en France. Le pays affiche le taux de possession de trottinettes électriques par des particuliers le plus élevé d'Europe, avec environ 2,5 millions de trottinettes enregistrées en 2023 et plusieurs centaines de milliers d'autres qui auraient été vendues depuis.


