Trois semaines après Geely a annoncé son E2 de 20 000 € pour la Belgique aux Pays-Bas, cette voiture électrique compacte passe du stade de l'annonce à celui de la réalité.
Les premières voitures sont déjà arrivées dans les salles d'exposition belges, tandis que les concessionnaires néerlandais ouvrent leurs portes pour prendre les commandes et proposer des essais routiers. Et Geely ne se contente pas d'une poignée de points de vente expérimentaux : la marque compte déjà 24 points de vente répartis dans les deux pays.
En Belgique, les premiers modèles d'exposition E2 ont fait leur apparition chez Maurin Belgium à Bruges, Ostende et Roulers, avant même leur lancement officiel sur le marché. Maurin Belgium est bien plus qu'un simple concessionnaire Geely. Son portefeuille actuel en Belgique comprend les marques Ford, Kia, Maxus, Mercedes-Benz, Nissan, smart, Suzuki, Toyota et Geely.
24 points de vente pour commencer
Le réseau belge de Geely compte actuellement 12 points de vente, répartis au sein de groupes bien établis tels que Maurin Belgium, Sterckx-De Smet, MS Motor, Novabil et Car Avenue.
Les Pays-Bas comptent également 12 points de vente Geely. Le réseau a doublé depuis le lancement de la marque en début d'année, les concessions Sutherland, Nieuwenhuijse et Haarhuis ayant été rejointes par Broekhuis, Mobility Center, Ton van Kuijk, Bochane et Motorhuis. Geely prévoit de porter ce nombre à 15 sites aux Pays-Bas d'ici fin 2026.
C'est important. Pour une nouvelle marque chinoise qui cherche à convaincre les particuliers européens, le prix et les caractéristiques techniques ne constituent qu'une partie de l'équation.
Les clients souhaitent également savoir où ils peuvent voir le véhicule, le faire entretenir et le rapporter en cas de problème. En s'associant à des réseaux de concessionnaires régionaux bien établis plutôt que de miser uniquement sur la vente en ligne, Geely tente de lever l'un des principaux obstacles auxquels sont confrontés les nouveaux venus sur le marché.
Sécurité cinq étoiles
Une autre nouvelle vient renforcer ce timing. L'E2 vient d'obtenir la note maximale de cinq étoiles à l'Euro NCAP, selon le nouveau protocole de test 2026 de l'organisme.

L'Euro NCAP a indiqué que cette berline à hayon avait obtenu de bons résultats aux quatre étapes de son évaluation, tout en soulignant certains points faibles, notamment la protection des jambes du conducteur lors de l'essai de collision frontale décalée et les performances plutôt modestes de certaines fonctions d'aide à la conduite.
Cette note de cinq étoiles n'en reste pas moins significative pour une voiture positionnée dans le bas de gamme du marché des véhicules électriques. Elle permet à Geely de répondre aux acheteurs qui pourraient encore associer un prix chinois bas à des compromis en matière de sécurité.
En Belgique, l'E2 est proposée à partir de 19 490 €, une remise temporaire de 2 000 € pour les premiers acheteurs étant incluse ; le prix de départ habituel est de 21 490 €. Aux Pays-Bas, le prix de lancement est de 20 990 €, soit également 2 000 € de moins que le prix catalogue. Cela le place directement sur le marché de plus en plus concurrentiel des véhicules électriques à moins de 25 000 €.
Pourtant, l’E2 est plus spacieuse et plus pratique que bon nombre de ses concurrentes parmi les véhicules électriques urbains. Avec ses 4,13 mètres de long, elle offre cinq places, un coffre de 375 litres et un coffre avant de 70 litres.

La version d'entrée de gamme « Pro » associe une batterie LFP de 35 kWh offrant une autonomie de 252 km selon le cycle WLTP, tandis que les versions « Max » et « Ultra » sont équipées d'une batterie de 47 kWh permettant de parcourir jusqu'à 345 km. La puissance de recharge en courant continu atteint respectivement 60 kW et 80 kW, Geely annonçant un temps de recharge de 19 minutes pour passer de 30 à 80 %%.
D'un best-seller chinois à un test européen
L'E2 connaît déjà un immense succès sur son marché national, où elle est commercialisée sous le nom de Xingyuan. Selon Geely, plus de 800 000 exemplaires ont été vendus dans le monde entier en moins de deux ans.
Mais l'Europe représente un défi tout à fait différent. Ici, la marque Geely en elle-même est encore peu connue, même si le groupe qui la chapeaute détient ou contrôle des marques bien connues telles que Volvo, Polestar, Zeekr et Lynk & Co.
Le lancement au Benelux est donc bien plus qu’un simple lancement de modèle. Geely cherche à déterminer si une politique tarifaire agressive, des garanties de sécurité crédibles et un réseau de concessionnaires classique peuvent convaincre les particuliers de tenter leur chance avec une marque chinoise encore peu connue.
La réponse ne devrait pas se faire attendre. Aux Pays-Bas, des événements officiels de présentation de l'E2 et des essais routiers sont prévus les 11 et 12 septembre, tandis que les modèles belges font déjà leur apparition dans les concessions.
Si la E2 parvient à transformer ses atouts sur le papier en affluence dans les concessions, la bataille des véhicules électriques à 20 000 € en Europe risque de devenir nettement plus disputée.


