De la trottinette électrique au taxi : Bolt constate que ses utilisateurs combinent les modes de transport

Les trottinettes électriques en libre-service et les services de VTC peuvent sembler se faire concurrence pour les mêmes trajets urbains, mais cinq années de données de Bolt en Belgique indiquent que de nombreux clients ont de plus en plus souvent recours aux deux.

En août 2026, 44% d'utilisateurs belges actifs des trottinettes électriques et vélos électriques en libre-service de Bolt ont également réservé une voiture via la plateforme au cours du même mois.

Ce chiffre représentait une hausse de 5,8 points de pourcentage par rapport à l'année précédente et constituait la part de marché la plus élevée jamais enregistrée par Bolt à ce jour. Le nombre de clients utilisant les deux services a augmenté de 73% d'une année sur l'autre, contre une croissance de 37% parmi les utilisateurs recourant exclusivement à la micromobilité.

Plutôt que de devoir choisir de manière définitive entre une trottinette, un vélo électrique ou une voiture, Bolt indique que de plus en plus d'utilisateurs optent pour le moyen de transport le mieux adapté à chaque trajet : une trottinette pour un court trajet en ville, une voiture pour un trajet plus long, en cas de mauvais temps ou pour rentrer tard le soir.

Bruxelles est à la pointe de cette tendance

C'est à Bruxelles que cette tendance est la plus marquée. Dans cette ville, 56% d'utilisateurs de la micromobilité Bolt ont également eu recours à son service de VTC. Gand suit avec 32%, puis Anvers avec 26%, tandis que le chevauchement est plus faible à Charleroi (15%) ainsi qu'à Namur et Liège (12%).

Bolt constate également une évolution assez régulière de l'adoption après le lancement de la micromobilité dans une nouvelle ville. L'utilisation des services de VTC chez les clients des trottinettes et des vélos électriques commence généralement à se faire sentir au bout de six mois environ. Au bout d'un an, environ 10% utilisent les deux services, un chiffre qui passe à environ 25% au bout de 18 mois.

Cela semble indiquer qu'à mesure que la mobilité partagée se généralise, les utilisateurs développent progressivement des habitudes de déplacement plus variées, plutôt que de s'en tenir à un seul mode de transport.

Bruxelles semble particulièrement propice à ce type de comportement. Plus de la moitié des ménages de la capitale ne possèdent pas de voiture, ce qui signifie que les transports en commun, les vélos, les trottinettes électriques et le recours occasionnel à des services de VTC peuvent, ensemble, remplacer la nécessité de disposer en permanence d’un véhicule particulier.

Les recherches menées en Europe vont dans le même sens. Des études menées dans des villes telles que Bruxelles, Munich et Vienne ont montré que les utilisateurs de la micromobilité partagée ont tendance à adopter un comportement plus multimodal que la moyenne, passant assez facilement des transports en commun à la marche, au vélo, aux trottinettes et aux voitures partagées.

Une application facilite l'accès

Il existe également une explication plus simple aux chiffres de Bolt. Toute personne utilisant déjà une trottinette Bolt dispose de l’application, d’un compte créé et d’un moyen de paiement enregistré. Réserver une voiture ne demande donc pratiquement aucun effort supplémentaire.

Bolt encourage activement cette transition. Les utilisateurs éligibles de trottinettes et de vélos électriques qui n'ont encore jamais réservé de trajet via la plateforme bénéficient actuellement d'une réduction 40% sur leur premier trajet en voiture.

Cela rend ces chiffres intéressants d’un point de vue commercial également. Bolt ne cherche pas simplement à remporter des courses individuelles en taxi ou en trottinette. Son objectif plus large est de devenir l’application que les utilisateurs ouvrent dès qu’ils ont besoin d’un moyen de transport.

Il existe toutefois une limite importante. Bolt ne prend en compte que les trajets effectués via sa propre plateforme. Les chiffres ne permettent pas de savoir si les clients utilisent ensuite moins leur voiture particulière, s'ils se déplacent davantage ou moins en train, en tramway ou en bus, ou s'ils changent simplement de prestataire de services de taxi.

Bolt ne peut donc pas prouver que la micromobilité en soi entraîne une augmentation du recours aux services de VTC ni qu'elle réduit le nombre de propriétaires de voitures.

Ce que les données révèlent, c'est une volonté croissante chez les voyageurs urbains de combiner différents modes de transport. Plutôt que de remplacer la voiture particulière par une seule alternative, le modèle qui se dessine pourrait consister en une combinaison de plusieurs modes, choisis au cas par cas, des plateformes telles que Bolt espérant proposer le plus grand nombre possible de ces options.

Vous aimerez peut-être aussi

Créez un compte gratuit ou connectez-vous.

Accédez à la lecture de cet article, ainsi qu'à un nombre limité de contenus gratuits.

Oui, je souhaite recevoir les nouveaux contenus et les mises à jour.