Commande CAF pour De Lijn suspendue par le ministre

La ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA), souhaite que la société de transport public De Lijn élabore un nouvel accord-cadre pour une commande prévue d'une trentaine de tramways pour Anvers.

La commande a été passée auprès du fabricant espagnol de matériel roulant Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF). Le prix serait soudainement 1,5 fois plus élevé et les trains seraient livrés avec plus de deux ans de retard.

25 millions d'euros plus cher

Le plan initial prévoyait que De Lijn déploie 30 tramways supplémentaires à Anvers d'ici à la fin 2027. Ceux-ci devraient remplacer les bus lents et moins écologiques.

De Lijn a commandé ces tramways à CAF, le fabricant espagnol dont elle est cliente. Un tramway coûtant environ 2,5 millions d'euros, la commande s'élève à environ 75 millions d'euros.

Mais il semble maintenant qu'il y ait un problème avec la commande. Selon la ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA), le prix serait soudain 1,5 fois plus élevé, soit plus de 100 millions d'euros. En outre, les tramways seraient également moins nombreux et ne pourraient être livrés que dans “environ 50 mois”, soit pas avant 2029.

Nouvel accord-cadre

Le ministre de la N-VA trouve cela inacceptable et demande à De Lijn de créer un nouvel accord-cadre. Selon le ministre, l'ancienne ministre de la Mobilité Lydia Peeters (Open Vld) a également abandonné le dossier malgré l'insistance du conseil municipal d'Anvers.

Mme De Ridder elle-même, qui a des racines anversoises, souhaitait accélérer le dossier et espérait passer la commande au printemps. “Si nous devions suivre le contrat-cadre existant, cela signifierait qu'en tant que ministre, je ne pourrais pas prendre moi-même livraison des tramways”, a déclaré Mme De Ridder.

L'affaire menace donc d'étouffer les projets du ministre et de la ville d'Anvers visant à supprimer les bus et à passer à une mobilité plus durable grâce à des tramways supplémentaires.

La CAF déjà impopulaire

De Ridder cherche maintenant une solution et envisage de revenir sur le marché et de lancer un nouvel appel d'offres avec De Lijn.

À noter : La société espagnole CAF a récemment remporté un appel d'offres pour la construction de centaines de trains pour la société ferroviaire belge NMBS/SNCB. Cependant, le Conseil d'État a suspendu cette décision à la mi-avril parce que la SNCB n'avait pas été suffisamment transparente quant à la méthode utilisée pour évaluer les différentes offres.

Alstom, qui emploie 3 000 personnes sur ses sites de Bruges et de Charleroi, et Siemens, également en lice pour ce méga-contrat, avaient saisi le Conseil d'État.

La décision a également été mal accueillie sur le plan politique. Plusieurs députés, par exemple, demandent une audition avec le top NMBS/SNCB sur la commande des trains espagnols.

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