La crise des airbags Takata s'étend en France : 800 000 véhicules supplémentaires immobilisés

Le gouvernement français a ordonné l'immobilisation immédiate de 800 000 véhicules supplémentaires en raison de la présence d'airbags Takata potentiellement mortels. Toutes les marques automobiles sont concernées par ce rappel massif et urgent qui s'impose désormais.

La semaine dernière, le constructeur automobile français Citroën a lancé une campagne ‘ Stop Drive ’.’ pour tous ses modèles C3 et DS3 produits entre 2009 et 2019. Ils sont équipés d'airbags Takata contenant du nitrate d'ammonium sans dessiccant, ce qui pourrait entraîner une explosion intempestive de l'airbag et provoquer des blessures graves, voire mortelles, aux conducteurs de ces voitures.

Aujourd'hui, le gouvernement français a étendu ces mesures à tous les véhicules équipés d'un tel airbag en France et dans ses départements d'outre-mer, soit environ 2,5 millions de voitures. 1,7 million d'entre elles sont soumises à une obligation d'immobilisation immédiate du véhicule, une injonction de ‘ stop drive ’.

“ Cette décision vise à envoyer un message clair et strict aux constructeurs automobiles et à inciter les propriétaires de ces véhicules à se rendre chez leur concessionnaire pour faire vérifier leur véhicule dès que possible ”, déclare le ministère français des Transports.

Depuis que le scandale Takata a éclaté en 2014, des millions de véhicules ont déjà été rappelés dans le monde entier pour vérification et/ou remplacement des airbags. Takata a fait faillite en 2017, mais les conséquences de ses airbags défectueux continuent de secouer l'industrie huit ans plus tard.

Mesures et normes plus strictes

Le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, a immédiatement contacté les autorités européennes dès son entrée en fonction au sein du gouvernement français. Il a exhorté l'Europe à renforcer et à consolider les normes d'homologation des airbags. En février, il a ordonné une inspection générale, dont les résultats devraient être disponibles à présent. M. Tabarot n'exclut pas que des mesures supplémentaires soient prises, selon son cabinet.

Parallèlement, le ministère des Transports publiera un décret stipulant que tout propriétaire ou conducteur dont le véhicule est immobilisé se verra fournir un véhicule de remplacement ou se verra rembourser les frais de location d'un véhicule. Le décret prévoit également “ une fixation claire des délais de réparation ” et “ l'obligation de disposer d'un stock spécifique d'airbags ”.

Au niveau européen, aucun message n'a été envoyé et aucune mesure n'a été prise pour l'instant. De plus, dans d'autres pays européens, il semble y avoir un silence notable à ce sujet.

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