Après plusieurs mois d'impasse, le conseil de surveillance de Volkswagen est parvenu à un accord unanime sur un plan de restructuration du groupe. Outre les 50 000 suppressions d'emplois déjà annoncées, ce plan prévoit la suppression progressive de 50 000 emplois supplémentaires, ainsi que la fermeture de quatre usines allemandes.
Avec l'accord sur Le PDG de VW, Oliver Blume, ‘Projet d'avenir ’ 2030 », du groupe conseil de surveillance prépare les le plus aggune restructuration radicale au cours de ses 89 ans d'existence. Ces 50 000 suppressions d'emplois supplémentaires porteront le total à 100 000, ce qui représente environ 15% de VW Geffectif total du groupe. La date et les modalités de ces licenciements font encore l'objet de discussions.
Cet accord permet d'éviter un conflit ouvert entre l'entreprise et le personnel. Du moins pour l'instant. Les syndicats souhaitent que le groupe examine toutes les options et recueille les points de vue de l'ensemble des usines afin de sauver le plus d'emplois possible.
‘’ Utilisations alternatives » pour quatre usines allemandes
La situation du groupe est critique, avec une baisse des bénéfices liée, entre autres, à une surcapacité, à la concurrence acharnée des marques chinoises en Europe et aux États-Unis, ainsi qu’aux droits de douane américains. Oliver Bvolume avait précédemment résumé la situation comme suit : “a ” un modèle économique qui ne fonctionne plus aujourd’hui ». Le résultat est une surcapacité de 500 000 en VW’s Usines européennes.

Le conseil de surveillance n'a pas annoncé de fermeture à proprement parler, mais indique qu'il ne peut garantir la poursuite de la production à Emden, Zwickau, Hanovre et Neckarsulm (Audi) à partir de 2031. Il a désormais décidé d'étudier d'autres utilisations possibles pour ces usines.
Priorité à la rentabilité
Afin de réduire les coûts, le conseil d'administration prévoit également de réduire considérablement la gamme de modèles des différentes marques du groupe. Environ 50% de cette gamme disparaîtront d'ici 2035, l'accent étant davantage mis sur les modèles rentables et à fort volume. Cela signifie également que la complexité de la production sera réduite de 75%.
Des changements organisationnels sont également en cours, avec une structure de direction allégée afin de gagner en agilité et d'accélérer la prise de décision. Le groupe prévoit par ailleurs des investissements visant à renforcer ses marques et à améliorer sa compétitivité grâce à des technologies de pointe. À cette fin, 135 milliards d'euros seront consacrés à la recherche et au développement entre 2027 et 2031.
L'objectif est de vendre 9 millions de véhicules par an avec une marge d'exploitation de 9% d'ici 2030. Au premier semestre 2026, la marge d'exploitation du groupe est tombée à 3,8%.
Contexte politique
Cet accord permet d'éviter la tenue d'une assemblée générale extraordinaire, qui aurait pu créer une situation explosive. Le soutien apporté par la Basse-Saxe peut être considéré comme un moyen d'éviter cela. La région détient 20% des actions du groupe VW et dispose d'un droit de veto. Cette annonce a été faite quelques jours seulement avant les élections régionales en Saxe-Anhalt, où le parti d'extrême droite AfD pourrait remporter de nombreux suffrages.


