Des fusées au rail : Martin Sion devient le nouveau PDG d'Alstom

À partir du mois d'avril, Martin Sion, actuellement président exécutif de la société aérospatiale européenne ArianeGroup, deviendra le nouveau PDG du constructeur ferroviaire français Alstom. M. Sion remplacera Henri Poupart-Lafarge, l'actuel PDG. Poupart-Lafarge, qui est PDG d'Alstom depuis 2016, a annoncé en mai qu'il ne briguerait pas un quatrième mandat.

Martin Sion était PDG d'ArianeGroup depuis avril 2023, alors que la société était confrontée à d'importants défis technologiques et opérationnels. Sous sa direction, des progrès considérables ont été réalisés, notamment la Première Ariane 6 commerciale et la montée en puissance de la production. Cependant, tous les problèmes techniques n'ont pas été entièrement résolus et le lancement supérieur prévu est ambitieux.

On ne sait pas encore qui succédera à Sion à Arian.

Un carnet de commandes bien rempli pour Alstom

Alstom, pour sa part, a enregistré des commandes d'environ 19,8 milliards d'euros et un chiffre d'affaires de 18,5 milliards d'euros pour l'exercice 2024-2025, tous deux en hausse par rapport à l'année précédente. L'entreprise dispose également d'un important carnet de commandes d'environ 95 milliards d'euros. manqué sur la commande NMBS/SCNB de 600 nouvelles rames.

Alstom, qui fabrique le TGV entre autres produits, a également été confrontée récemment à des pressions en matière de flux de trésorerie, d'endettement et de besoins de refinancement. En outre, il y a eu des problèmes de livraison. Par exemple, les trains RER Nouvelle Génération d'Alstom en France ont été temporairement arrêtés par la SNCF en raison de coûts de défaillance excessifs et d'une mauvaise qualité de fabrication.

Sous Poupart-Lafarge, l'acquisition du concurrent canadien Bombardier Transportation a été finalisée. Un plan de réduction de la dette de 2 milliards d'euros a été mis en œuvre, mené par une augmentation de capital, et environ 1 500 emplois administratifs ont été supprimés dans le monde, dont environ 300 en France.

Pas de grands changements attendus

Avec la nomination de Sion, on ne s'attend pas à un changement de cap à 180 degrés, mais plutôt à un renforcement de la discipline opérationnelle et à une consolidation de la rentabilité.

Le conseil d'administration a fixé la rémunération annuelle brute de la session pour l'exercice 2026-2027 à 1 050 000 €. En outre, sa rémunération variable pourra “ atteindre jusqu'à 100% de la rémunération annuelle brute de base (...) en cas d'atteinte des objectifs de performance à la cible ”, et même 185% “ en cas de surperformance. ”

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