Les chiffres de l'ACEA concernant les immatriculations de véhicules utilitaires dans l'UE pour 2025 sont disponibles, et les résultats ne sont pas bons. Le marché global a chuté de manière significative par rapport à 2024, mais pas autant que ce que l'on craignait au premier semestre de l'année. Seul le marché des autobus a progressé, tandis que les véhicules électriques gagnent lentement des parts de marché.
Après le deuxième trimestre 2025, l'association des constructeurs européens de véhicules, l'ACEA, a déjà tiré la sonnette d'alarmeLe marché des fourgonnettes a baissé de 13,21 TTP3 par rapport au premier trimestre 2024, celui des camions de 15,41 TTP3, et celui des autobus a également marqué le pas, avec une baisse de 4,41 TTP3 par rapport à l'année précédente. Toutefois, la seconde moitié de l'année a connu une légère reprise, les chiffres définitifs étant maintenant connus : -8,81 TTP3 pour les camionnettes, -6,21 TTP3 pour les camions et un surprenant +7,51 TTP3 pour le marché des autobus.

Les camionnettes en baisse de 8,8%, la part de marché des VE (PH) atteint plus de 10%
Au total, 1 447 273 camionnettes neuves ont été immatriculées dans l'Union européenne en 2025, contre 1 586 761 en 2024. Cette perte est due en grande partie aux baisses enregistrées sur les plus grands marchés : La France (-5,6%), l'Allemagne (-5,4%), l'Italie (-5,4%), et surtout les Pays-Bas (-84% !) ont enregistré moins de VUL par rapport à l'année dernière. La seule exception dans les grands marchés est l'Espagne, avec une augmentation de +11,71 TTP3. La Belgique a également connu une augmentation de 7,61 TTP3T des immatriculations de véhicules utilitaires.
En termes de groupes motopropulseurs, le diesel reste le carburant préféré, avec une part de marché de 80,7%. Ce chiffre est toutefois en baisse, puisqu'il atteindra 84,4% en 2024. Les principaux bénéficiaires sont les véhicules électriques rechargeables (PHEV et BEV principalement), avec une part de marché de 11,2% dans l'UE (contre 6,1%).

Beaucoup de nouveaux camions pour la Lituanie, mais pas vraiment ailleurs
Le marché des camions (camions moyens et lourds confondus) a également connu des baisses dans les principaux pays : France (-9%), Allemagne (-12,2%), Italie (-2,8%), et Espagne (-3,6%), contribuant à une baisse globale de 6,2%. Les principales exceptions sont la Lituanie (+58,8%), grâce aux investissements importants des grandes entreprises de transport, et la Pologne (+6,7%).
Pour les camions moyens et lourds, l'électrification reste marginale, avec une part de marché de 4,2% (+1,9 pp). Grâce aux pommes de terre, le marché des camions électriques est plus important que celui des alternatives telles que le GNL et le GNC (2,6%). Mais le diesel reste roi, avec une part de marché de 93,2%, en légère baisse par rapport aux 95% de 2024.

Dans certains pays, le marché des autobus connaît des bonds considérables.
Enfin, le marché européen des autobus a augmenté de 7,5% grâce à un repêchage tardif au second semestre. Les grands contributeurs sont la Belgique (+72,5%), l'Allemagne (+28%), la Hongrie (+133,4%), la Pologne (+16,6%) et la Suède (+149%), tandis que la Tchécoslovaquie (-38,2%), l'Italie (-15,9%) et l'Espagne (-4%) ont quelque peu raté le coche.
Dans ce cas, la part des autobus électrifiés est similaire à celle des véhicules de tourisme : 23,8% en 2025, contre 18,4% en 2024. Les véhicules hybrides et diesel ont tous deux perdu des parts de marché, représentant désormais 7% et 62,1% respectivement.
“De meilleures conditions sont nécessaires pour l'électrification”
L'ACEA réitère son appel à l'UE pour un meilleur soutien à l'électrification du marché des véhicules commerciaux. “Si la part globale des véhicules électriques rechargeables a augmenté, les progrès restent trop lents, car la pénétration du marché reste limitée par des conditions favorables insuffisantes. Des infrastructures inadéquates, des coûts énergétiques élevés, un coût total de possession défavorable et des cadres politiques incohérents continuent de ralentir les progrès.”


