Rappel : les règles de circulation en Belgique changent à partir du 1er septembre

À compter du 1er septembre, plusieurs nouvelles règles entreront en vigueur en Belgique, qui auront une incidence sur la circulation et la mobilité. Par exemple, le port du casque sera obligatoire pour circuler en trottinette électrique dont la vitesse peut dépasser 20 km/h.

En Flandre, les voitures ne devront passer au contrôle technique que tous les deux ans après le contrôle initial. Étant donné qu’un certificat de contrôle technique est valable sur l’ensemble du territoire belge, l’association de mobilité Touring met en garde contre le “ tourisme du contrôle technique ”.”

Un nouveau code pénal est également en cours d'adoption. L'une des nouvelles dispositions prévoit la création d'une nouvelle infraction pénale : “ l'homicide involontaire routier ”.

Port du casque obligatoire pour les trottinettes électriques dont la vitesse dépasse 20 km/h

En ce qui concerne l'obligation de porter un casque sur les trottinettes électriques, cette règle s'applique uniquement aux modèles dont la vitesse maximale est comprise entre 20 et 25 km/h. En Belgique, seules les trottinettes électriques dont la vitesse maximale est de 25 km/h sont de toute façon autorisées sur la voie publique.

Concrètement, cela signifie que ce sont principalement les particuliers qui devront acheter un casque, car, dans le cas des trottinettes électriques en libre-service, l'opérateur a souvent limité la vitesse maximale à 20 km/h, comme l'exige l'autorisation d'exploitation.

Le casque peut être un casque de cyclomoteur ou un casque de vélo ; tous deux protègent les tempes et l'arrière de la tête. Lors d'accidents graves, voire mortels, impliquant des véhicules motorisés – en particulier les trottinettes électriques –, les traumatismes crâniens et cérébraux sont particulièrement fréquents. Et plus on roule vite, plus le risque de blessures graves est élevé.

L'une des raisons pour lesquelles le port du casque n'est pas obligatoire pour tous les utilisateurs de trottinettes électriques est d'éviter de freiner le passage, par exemple, de la voiture à la trottinette électrique (en libre-service) pour certains trajets.

Toutefois, cette mesure ne s'applique pas à Bruxelles, où le système de partage de trottinettes électriques sera progressivement supprimé à compter du 1er janvier 2027.  VIAS regrette toutefois que l’obligation de porter un casque ne s’applique pas à toutes les trottinettes électriques, car, comme le souligne l’institut de la sécurité routière, on peut tout de même subir de graves blessures à la tête, même à 18 km/h.

Il convient également de noter que tout n’est pas encore perdu pour les utilisateurs et les opérateurs, car, à la suite d’une pétition citoyenne, le Parlement de Bruxelles devra examiner la proposition après la pause estivale – probablement en novembre – précisément parce que l’interdiction a été adoptée sans consultation préalable du secteur et des utilisateurs. Le PDG de Dott estime toutefois qu’il n’y a qu’une chance de 5% que cette décision soit annulée.

Contrôle technique tous les deux ans en Flandre

À compter du 1er septembre, nouvelles règles concernant les contrôles techniques des véhicules entrera également en vigueur, parallèlement à un nouveau code pénal. Par exemple, en Flandre, toutes les voitures particulières de plus de 4 ans devront désormais passer un contrôle technique tous les deux ans au lieu d’une fois par an.

Le certificat d'assurance ne fera plus l'objet d'un contrôle, cette vérification étant déjà effectuée au niveau fédéral par le biais des caméras ANPR, et le délai imparti pour la réparation des défauts majeurs sera porté à deux mois au lieu de 15 jours. Par ailleurs, un contrôle spécifique n'est plus requis pour les attelages de remorque.

La fréquence des contrôles techniques évolue également pour d'autres catégories de véhicules. Les fourgonnettes et les utilitaires légers passeront progressivement d'un contrôle annuel à un contrôle bisannuel. Dans un premier temps, cette mesure s'appliquera aux véhicules âgés de 4 ans maximum. Les taxis et les bus ne devront désormais être contrôlés qu'une fois tous les deux ans.

La fédération industrielle GOCA Flanders et les syndicats, entre autres, estiment que ces réformes compromettent gravement la sécurité routière, l'objectivité des contrôles techniques et l'emploi dans le secteur. Touring, quant à elle, prévoit un “ tourisme des contrôles techniques ”, dans le cadre duquel des conducteurs de Bruxelles et de Wallonie feront contrôler leurs véhicules en Flandre, car les règles y sont plus souples.

L'obligation d'inspection relève en effet de la compétence fédérale et régionale, mais vous pouvez choisir le lieu où faire effectuer cette inspection. Le certificat d'inspection qui vous est délivré est valable sur l'ensemble du territoire belge, y compris pendant la période de validité qui y est indiquée.

Ce “ tourisme d'inspection ” existe déjà dans le sens inverse : des Flamands se rendent en Wallonie en voiture, car le contrôle des particules y est inexistant. Ou, pour le dire simplement : le surréalisme belge dans ce qu'il a de plus concret.

Une station de contrôle technique en Flandre / Autoveiligheid.be

Homicide involontaire dans le cadre d'un accident de la circulation

Enfin, un nouveau Code pénal entrera également en vigueur. Désormais, par exemple, il y aura huit niveaux de sanctions destinés à mieux refléter la gravité des infractions. Cela inclut l’ajout d’une nouvelle infraction au code de la route : l’homicide routier aggravé ou homicide involontaire dans le cadre d'un accident de la circulation.

Le nouveau Code pénal prévoit une sanction de niveau 3 en cas d’accident de la route “ ordinaire ” ayant entraîné la mort. Les conducteurs encourent jusqu’à 5 ans de prison et une amende maximale de 10 000 euros.

Dans certaines circonstances, l'infraction constitue un homicide routier aggravé, notamment en cas de conduite en état d'ivresse, de franchissement d'un feu rouge ou de conduite sans permis. Dans ces cas, le juge peut prononcer une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu'à 16 000 euros.

Toutefois, l'état d'ivresse dû à l'alcool ou à des stupéfiants ne figure pas dans le nouveau Code pénal parmi les circonstances aggravantes en cas d'accident de la route mortel. On entend par « état d'ivresse » le dépassement du taux d'alcoolémie légalement autorisé (par exemple, 0,5 ou 0,8 g/L).

En revanche, l'ivresse est un état plus grave et avéré, dans lequel une personne a complètement perdu le contrôle de ses actes en raison de la consommation d'alcool ; il s'agit là d'une catégorie distincte et plus grave. Néanmoins, de nombreux accidents mortels se produisent encore en raison de l'état d'ivresse.

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