JLR a annoncé la suppression de 4 000 emplois dans le cadre de son plan de relance

JLR devrait annoncer la suppression de 4 000 emplois. Bien que ce chiffre n'ait pas été officiellement confirmé, la société propriétaire des marques Land Rover et Jaguar a déclaré avoir informé ses salariés d'un programme de départs volontaires.

Les choses ne se passent pas sans heurts pour JLR, le plus grand constructeur automobile britannique, qui emploie environ 30 000 personnes rien qu’au Royaume-Uni.

Au deuxième trimestre, les volumes de vente de voitures ont reculé de 9,21 TP3T par rapport à la même période de l’année précédente, entraînant une baisse du chiffre d’affaires de 9,61 TP3T. Les bénéfices ont chuté à 109 millions de livres sterling pour le trimestre, contre 351 millions de livres sterling un an plus tôt. Le flux de trésorerie disponible est négatif, tout comme l’année dernière. Un plan de redressement prévoyant des licenciements est en cours d'élaboration.

Un large éventail de facteurs négatifs

JLR est confrontée à plusieurs difficultés qui ont entraîné des problèmes financiers. L'entreprise investit massivement dans le développement. Un programme d'investissement quinquennal de 18 milliards de livres sterling bat son plein, alors que les ventes actuelles sont en baisse. La transition de Jaguar vers une marque entièrement électrique signifie qu'elle doit a interrompu la production de la quasi-totalité de ses voitures à moteur thermique.

Le concept-car Type 00 n'a pas été bien accueilli, et le nouveau Jaguar Type 01, une GT électrique à quatre portes, ne sera dévoilée que le 6 octobreth. La commercialisation de ce modèle est prévue pour 2027.

Les gammes de modèles Land Rover, telles que la Range Rover et le Defender, restent populaires, mais d'autres modèles souffrent de la concurrence des SUV chinois moins chers.

Les ventes aux États-Unis sont affectées par les droits de douane, tandis que le marché chinois se montre moins favorable aux modèles Land Rover qu’auparavant, une tendance à laquelle sont confrontées de nombreuses marques de luxe occidentales. De plus, la situation géopolitique, marquée par les conflits entre la Russie et l’Ukraine ainsi qu’au Moyen-Orient, ne favorise pas les ventes de l’entreprise.

L'année dernière, la production des modèles Land Rover avait également été perturbée par une cyberattaque. Et cette année, la production des modèles Range Rover et Range Rover Sport a dû être temporairement interrompue à l'usine de Solihull en raison d'un incendie survenu dans l'usine d'un sous-traitant en Norvège.

Plan de relance

Ce programme de licenciements, qui devrait entraîner la suppression de 4 000 emplois au cours des deux prochaines années, s'inscrit dans le cadre d'un plan de relance plus large. La stratégie initiale ‘ Reimagine ’ a été adaptée afin d'intégrer davantage de groupes motopropulseurs électrifiés pour les modèles Land Rover, au lieu de miser principalement sur le passage à des véhicules entièrement électriques (BEV).

À l'exception de Jaguar, qui devrait toujours devenir une marque entièrement électrique. Ce plan devrait permettre à JLR d'atteindre la rentabilité à partir d'environ 300 000 véhicules par an.

Cette baisse des volumes devra s'accompagner d'une offre de véhicules à plus forte marge bénéficiaire et d'un choix plus large d'options dans les gammes très prisées Range Rover et Defender.

Le Range Rover électrique a été lancé, et un nouveau Range Rover GT est en route. JLR a également s'est associé à Chery pour relancer la marque Freelander, en s'appuyant sur l'architecture et la technologie de Chery. Avec le soutien de Stellantis, JLR envisage également de se lancer dans la production en Amérique du Nord.

Pour Jaguar, le Type 01 Ce modèle sera un véhicule haut de gamme à forte marge bénéficiaire. Il devra permettre de redynamiser la marque, en laissant derrière elle les modèles grand public qu’elle commercialisait auparavant avec des marges bénéficiaires plus faibles. La réussite ou l’échec de ce projet se précisera en 2027.

Et le Royaume-Uni en tant que pays industriel ?

Le ministre britannique des Affaires économiques, Jonathan Reynolds, doit rencontrer cette semaine les dirigeants de JLR afin de tenter de limiter les suppressions d'emplois au sein de l'entreprise. Mais le secteur automobile britannique dans son ensemble pourrait bien avoir besoin d'un coup de pouce.

Les représentants syndicaux mettent en avant des années de sous-investissement, une promotion excessif des véhicules électriques et des coûts énergétiques industriels élevés par rapport à d'autres régions du monde.

Par ailleurs, un représentant du gouvernement affirme que le Royaume-Uni a déjà pris des mesures pour soutenir le secteur automobile national. Parmi celles-ci figurent une réduction des factures d'électricité pour les constructeurs, des financements de R&D pour le développement des véhicules électriques, ainsi qu'une prime à l'achat destinée à encourager les particuliers à se tourner vers les véhicules électriques.

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